CHERI JE TE QUITTE…LES RAISONS

Amour de ma vie, c’est décidé je te quitte. Après plusieurs vaines tentatives de me détacher définitivement de toi, ça y est aujourd’hui, je reprends mon envol…Libre comme l’air !

Mais pour que tu évites de faire les mêmes erreurs avec une autre, prends pour une fois le temps de lire mon regard sur ces quelques heures, jours, mois, années, passés ensemble…

LE SILENCE

Tout se passait bien jusqu’au moment où tu as décidé d’appliquer la politique des «3 singes » quand nous étions tous les deux dans notre bulle :

– Tu as cessé de me voir : tu as commencé à être absent, le regard lointain. Je l’ai tout d’abord pris pour une simple réserve occasionnelle, mais très vite, j’ai réalisé que je te perdais déjà. Pourtant au début tu te noyais dans mes yeux, en ne cessant de me dire que j’étais belle. Désormais j’avais comme l’impression que ma présence t’ennuyait.

– Tu as cessé de m’entendre : combien de fois t’ai-je posé la sempiternelle question féminine : -Chéri tu m’écoutes ??? Alors qu’est-ce-ce que je viens de dire ? J’ai commencé à regretter nos discussions des heureux débuts où tu me trouvais belle et cultivée. Aujourd’hui, à tes côtés j’ai plus l’air d’un pois chiche resté seul dans la boîte de conserve.

– Tu ne me disais rien : Lorsque je voulais savoir ce qui te préoccupait, c’était comme un prêche dans le désert, seule ma voix faisait échos, tu te refermais comme une huitre. Mon amour, je n’ai jamais compris pourquoi tu ne voulais pas partager avec moi tes peines intérieures. Je sais que les hommes ont peur de montrer leurs faiblesses aux femmes, mais sans la communication, comment construire quelque chose ensemble ? Peut-être que j’étais intelligente, mais pas au point d’être une magicienne qui pourrait tout deviner sans que tu ne me dises rien.

PETITS FLIRTS ENTRE AMIES

– Chéri te sentais-tu obligé de toujours regarder mes copines d’un air aussi appuyé, de ton regard de séducteur, mi-sauvage, mi-candide, qui m’avait captivé la première fois ?
Même si je savais que certaines étaient gênées par ton attitude, sans oser me le dire, de peur d’être à la base d’une quelconque dispute entre nous, les moins scrupuleuses n’hésitaient pas parfois à jouer ton jeu, ce qui me mettait dans une rogne que j’essayais de contenir. Contrairement à d’autres femmes, je détestais l’esclandre…

C’est à ce moment là que mon ulcère s’est déclenché et que j’ai commencé à avoir mes premiers problèmes de tension artérielle. Aujourd’hui je dois te quitter car, en plus d’avoir brisé mon cœur à petit feu, tu ne t’es même pas douté que tu avais été à l’origine de ma subite santé fragile.

– Chouchou, je sais que tu es attirant, élégant, que les femmes te tournent autour. Tu m’avais dit que j’étais l’élue de ton cœur et que je devais te faire confiance. Moi ça me suffisait : j’étais bien avec toi et sure de notre amour.
Mais que devais-je penser, par exemple, du sms lu « par le plus grand des hasards » dans ton téléphone, à ma copine X où tu lui disais « Bonne nuit chérie »… Je sais que vous aimiez à vous taquiner en vous appelant « mon chéri, ma chérie», ce qui ne me rendait point jalouse, et donc je n’aurais pas eu le cœur en peine si ce n’était que ton sms tu l’avais envoyé à « ta chérie, ma copine » à 2h du mat’…Même si elle était célibataire, quelle affaire de troubler son sommeil à cette heure si tardive ?? A moins que…

TES AMIS ET COMPAGNIES

– Chouchou je sais que tu tiens à tes amis, mais t’es-tu déjà demandé si eux tenaient à notre couple ?

Comment expliquer qu’un simple coup de fil de tes soi-disant potes sûrs, pouvaient t’éloigner brusquement de moi ? O. venait de t’inviter dans un maquis de bingerville qui venait d’ouvrir, H. disait que si tu ne venais pas dans son bar tel jour, c’est lui-même qui viendrait te chercher. Il ne fallait surtout pas oublier la séance de maracana du samedi et surtout l’après match dans un restaurant ou bar de la capitale.
Moi je n’étais jamais conviée.

Les deux qui me sortaient le plus par les pores, c’étaient tes amis B. et C.
1) B., marié, jeune papa de 2 enfants : sa spécialité c’était de débarquer chez nous (ou de nous retrouver quand j’étais exceptionnellement de sortie avec toi) avec une femme autre que la sienne. Il en changeait régulièrement d’ailleurs. Ses amis le regardaient avec admiration et lui leur rendait discrètement un sourire de vainqueur qui m’écœurait au plus haut point !

Si tous ces hommes cautionnaient cela, peut-être que vous tous agissiez ainsi lorsque vos copines et femmes n’étaient pas là ??? Où était le respect de l’autre dans tout ça ?

Tu me rendais complice d’une situation que je ne cautionnais pas, et je n’aimais pas ça !

2) C., célibataire endurci, avec 2 enfants de mères différentes qu’il ne voyait jamais. Lui c’était l’éternel squatteur, j’étais sa cuisinière attitrée du weekend et toi tu ne disais rien quand il venait nous bouffer le peu qu’il nous restait de temps dans la semaine pour être ensemble. Devant C., tu cachais ta douceur et te comportais avec moi comme un vulgaire macho, et ce con de te féliciter parce que toi tu savais tenir une femme ! Okpô !
Vu comment C. me regardait parfois, j’étais sûr que sous ces faux airs d’innocent, il aurait été prêt à n’importe quel moment à taper dans ton dos. Je détestais être seule en sa présence. Je détestais qu’il m’appelle « notre femme », je n’étais pas sa femme, encore mois sa bonne.
Vous pouviez passer des heures devant un match de foot ou de basket ou encore devant un jeu vidéo. Je devenais transparente, pendant que vous éclatiez de rire ou gueuliez devant telle ou telle action de votre buteur préféré.
Jamais C. n’avait pensé qu’il pouvait nous déranger…Il faisait office de 3ème membre du « couple »…
Vu que pour faire un couple 2 personnes sont nécessaires, celle de trop te quitte aujourd’hui, en vous souhaitant des grands éclats de rire devant Drogba ou que sais-je encore, je n’ai jamais aimé le foot !

LE MANQUE D’ATTENTION

– Amour, tu sais que toutes les femmes aiment qu’on leur apporte un minimum d’attention. Avant, je me réveillais avec un joli message de ta part, juste pour me souhaiter une bonne journée. Un simple appel de toi me boostait quand ma pêche retombait…

Mais où sont passés les déjeuners surprises ? Les petits messages coquins ? Nos escapades improvisées ? Les brunchs que tu nous préparais les dimanches après nos grasses matinées??

– Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, toutes les heures que je passais dans les boutiques pour m’acheter bijoux, chaussures, habits et autres, c’était pour te faire plaisir. Mes grosses colères chez le couturier qui n’avait pas encore fini de coudre la robe que je voulais mettre pour t’accompagner au prochain diner chez tes parents ou qui l’avait totalement ratée, c’était juste pour toi. Mes tissages, mes tresses, mes gommages, les soins du visage ; c’était pour que toi seule apprécie…L’avis des dragueurs qui me tournaient autour n’avait pas d’importance…

Mais à mon grand regret, il te semblait que tout cela était naturel chez moi, que je devais certainement être née avec un maquillage permanent, un cordon ombilical Louis Vuitton, que…Eh merde, pourquoi t’étais si avare en compliments ???? Parfois je sentais que mes métamorphoses te frappaient à l’œil, mais tu ne me disais rien…

Pourtant, lorsqu’on sortait ensemble, tu étais tout content de m’exposer comme un trophée et entendre murmurer par-ci par-là « sa go est kpata dè, il a la chance hein !!! » tsss ! J’en déduisais de ton sourire que si les autres me trouvaient jolie, c’est que toi aussi devait me trouver ainsi. Mais pourquoi toi tu regardais sans broncher ?

Au début de notre relation tu savais me trouver resplendissante, parfois tu exagérais même…eh non je ne suis pas plus belle que Jennifer Lopez, ni Alicia Keys…mais ça me faisait plaisir que tu me dises que leur beauté de starlette n’égalait point la mienne ! Aaah J’aimais que tu me flattes…Mais je détestais que tu me mentes…

CONFLIT D’AUTORITE

– Bébé, en réalité si tu avais su lire au fond de moi, tu aurais vu que je ne cherchais pas le conflit à tout pris, mon intention n’a jamais été de monter sur ta tête…
C’est toi-même qui a commencé un bras de fer avec moi, sans te douter que certes je fais partie des femmes nouvelles générations, intelligentes, super exigeantes dans beaucoup de domaines, mais pour toi je baissais la garde…
La femme à fort caractère qui s’activait sur tous les fronts pendant la journée sans défaillir, devenait un simple agneau dès qu’elle était à tes côtés. Pour toi j’ai appris à piler le foutou que tu aimes temps, à faire le Kplégba que je déteste…Par amour pour toi j’ai fait des stages renforcer de cuisine, juste pour faire plaisir à ton ventre avide…

Tu aimais quand je paraissais ton esclave, ta marionnette, mais tu te braquais aussitôt quand je voulais donner mon avis éclairé sur telle ou telle chose… Là tu rentrais en transe et me lâchais des « je suis l’homme et c’est pas moi que tu vas commander »…
Sache une bonne fois pour toute que je n’ai jamais eu l’intention de te commander, juste qu’à certains moments que tu me traites en égal.

LA VIOLENCE

– Chéri, la première fois que tu as osé porter la main sur moi, j’ai pensé que tu n’avais pas fait exprès, c’était juste que la tension était tellement forte que ça avait été plus fort que toi…Mais comment ai-je pu tolérer les autres fois ???

– Si ça n’avait été que les coups ! Petits à petit tu t’es transformé en tyran sadique, qui jouait avec mes nerfs. Tu as commencé à me rabaisser dans l’intimité, tu me lançais de méchantes piques qui m’atteignaient en plein cœur…Tu avais raison, mille autres pouvaient me remplacer et n’attendaient que ça ! Je commençais à perdre de la valeur à mes propres yeux. Je commençais à me trouver laide malgré les compliments à l’extérieur, je perdais confiance en moi « grâce » à toi ! Ta jalousie excessive me détruisait. En gros je n’avais que peu d’importance à tes yeux, mais il ne fallait surtout pas qu’un autre jette son regard sur moi. Ces jours là, tu me donnais des coups violents en me reprochant de les avoir bien cherchés !! Et mes parents qui ne se doutaient de rien… A leurs yeux tu étais l’homme idéal.

Moi je n’avais droit qu’à peu de sorties entre copines, alors que toi tu écumais les bars avec tes potes jusqu’à pas d’heure. Je n’avais alors que mes yeux pour pleurer, quand jusqu’à 3 heures du matin je me rendais compte que tu n’étais toujours pas rentré…

PARDON

– Amour, sais-tu que lorsqu’on demande l’absolution, c’est pour reconnaitre ses erreurs et promettre vraiment de ne plus recommencer ???

Toi tu étais abonné au « pardon en l’air».

Quand tu tombais en brousse plusieurs jours sans donner aucune nouvelle, tout ce que tu avais à dire, lorsque je te demandais des explications, c’était « pardon ».
-Quand je découvrais une de tes infidélités : « pardon ».
-Tu finissais de m’insulter ou me frapper : « pardon ».
-Je découvrais que tu avais utilisé ma carte bancaire sans ma permission : « pardon ».

Toi tu utilisais abusivement ce mot, mais tu récidivais toujours…

Hier encore tu m’as sorti un de tes nombreux « pardon », je ne sais même plus pour quelle raison et puis d’ailleurs je m’en fous désormais… Mais je te demande une chose : pardon ne cherche pas à me revoir !

AFFAIRE D’ARGENT

– Quand tu voulais me blaguer au début, tu avais cru que plus tu m’en mettrais plein la vue, plus je me sentirais comblée et plus vite je tomberais dans tes filets…
Moi je voyais dans ton jeu mais me suis laissée séduire, parce qu’au fond j’étais déjà fan de toi… Tu crois que si je n’étais pas attirée par toi, j’aurais succombé malgré tout ?? Tu te trompes, je t’aurais laissé gaspiller ton argent et t’aurais éconduit ensuite.

C’est pour te dire que l’argent ne comptait pas vraiment pour moi. Je pouvais m’offrir tout ce que tu me donnais, toutefois ça me faisait aussi plaisir que tu te dépenses un peu pour moi. Mais ce que je n’ai toujours pas compris, c’est pourquoi tu te sentais obligé de vivre au dessus de tes moyens! Je te sentais acculé, mais je ne disais rien, vu que tu ne me parlais pas de ta détresse financière.

Or, un peu de franchise au début sur ta situation financière m’aurait suffit…Même si j’avoue que ce n’est pas sûr que j’aurais aussi vite accepté d’être avec toi si j’avais appris que tu étais carrément fauché ! Dans ce cas, je t’aurais certainement jugé sur tes ambitions et aurais alors fait une estimation sur le long terme… J’admets également que même si on dit des femmes qu’elles sont calculatrices, en général c’est pour le bien de leur couple et non pour un simple profit personnel.

Tu t’étais tellement endetté, que tu as été obligé de me dire que ça n’allait plus, et même là c’est parce que je commençais à recevoir quelques mises en garde de tes créanciers. Le jeu aurait duré combien de temps, s’ils ne m’avaient pas informée ?

Pourtant quand je t’ai proposé de t’aider, tu t’étais encore plus renfermé. Ton égo se sentait blessé. J’ai voulu comprendre, mais la situation s’empirait, tu devenais encore plus distant.
Tu as creusé un fossé entre nous et ton regard a changé, est devenu terne…
Ça devenait de plus en plus pesant de partager la vie d’un fantôme amer.

– Pourquoi vous les hommes avez un problème avec l’argent et nous accusez ensuite d’être trop vénales ? Tu te rappelles de ma copine V. qui avait été larguée par son mec sous le prétexte qu’il ne pouvait pas assumer leur relation, tant qu’il n’avait pas une situation financière stable. Elle l’aimait tellement qu’elle était prête à traverser cette phase avec lui, en l’aidant comme elle pouvait. Il l’a pourtant mal pris et a commencé à s’imaginer que c’était juste parce qu’elle voulait le dominer qu’elle faisait ça.

Parfois, les hommes se mettent trop d’idées fausses dans la tête, sur nous au sujet de l’agent… Pourtant c’est dit : l’argent ne fait pas tout… Et une faiblesse quelque part peut toujours être compensée par une qualité ailleurs…

N’EST PAS ROCO QUI VEUT, MAIS UN P’TIT EFFORT SIOUPLÊ

– Ca me faisait toujours sourire lorsque j’entendais tes potes et toi, vous enorgueillir de vos prouesses sexuelles. De la go mannequin, à la beauté ensorcelante, qui faisait son malin dans la ville en se jouant les inaccessibles, et que Y. avait entrainée dans son lit la veille à coup de promesse de billets d’avions pour des destinations de rêves. J’imaginais T. en séance de gym de chambre après s’être curé les dents avec le fameux bois gouro…Et toi aussi quand tu t’y mettais…

A ces moments là je me disais que la bière avait trop d’effets néfastes, à moins que ce soit votre taux de testostérone qui amplifiait quand vous étiez en groupe…vous poussant à vous mentir autant. Oui vous étiez de gros menteurs, quand il s’agissait d’affaire de cul chacun y allait de son extrapolation. Et là tout le monde « l’avait bien proportionnée », et tout le monde était un super coup !

Le problème, mon amour, c’est qu’il n’était pas si sûr que tu m’emmenais aussi souvent au 7ème ciel… Bien des fois, nous nous engouffrions au 3ème sous-sol…
J’ai beaucoup simulé par amour pour toi… Revois ta copie la prochaine fois.

LE LAISSER-ALLER

Doudou, je t’aimais comme tu étais, mais ta négligence a fini par devenir comme la tâche de sauce graine sur le boubou blanc.
-Le t-shirt délavé de Mickael Jackson du temps de « Thriller », dont tu n’arrivais pas à te détacher et que tu portais si fièrement tous les dimanches sans exception, lorsque tu étais à la maison.
-Ta barbe de 4 jours qui ne faisait pas du tout le même effet que celle de Clooney et que tu croyais si sexy.
-Ton petit ventre, dû aux séances bières avec tes potes, qui poussait tranquillement et se faisait remarquer dans tes polos moulants…trop moulants même…
-Tes pets bruyants d’homme des cavernes que tu prenais plaisir à lâcher en toute circonstance avec un rire appuyé en disant que c’était un acte vital pour tout être humain… Ça ne me faisait plus rire…
-Ton entêtement à faire des combinaisons vestimentaires improbables, malgré mes conseils avisés…

CONCLUSION : Je n’ai énoncé ici que certains reproches que j’avais à te faire, ces petits détails qui ont changé mon regard sur toi, qui t’ont rendu fade à mes yeux, sans éclat…
Mais rassure-toi : des qualités tu en avais autant…Je crois simplement que si nos chemins s’arrêtent ici, c’est sûrement parce que je n’étais pas la bonne pièce manquante à ton puzzle…

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