L’Artisanat à l’honneur à Abidjan

Depuis le 24 août 2012, l’Institut français, située dans la commune du Plateau, abrite en ses locaux, la 2ème édition des Journées Internationales de l’Artisanat d’Abidjan.

Je m’y suis donc hâtée afin de déguster de mes yeux, tous ces joyeux faits-main, toute cette culture débordante d’authenticité et de couleurs bien africaines.

Le premier pas dans ce village artisanal est un voyage gratuit dans diverses contrées du berceau de l’humanité.

Le Burkina Faso, bien représenté, m’a fait admirer des bijoux de toutes sortes à des prix imbattables: colliers magnifiques, bracelets, bagues, boucles d’oreilles en perles, cuir, bronze etc…
Les hommes et femmes intègres ont aussi voulu me montrer de quoi étaient capables leurs tisserands, avec une mosaïque d’étoffes de leur terroir. Ils n’ont pas oublié de présenter leur célèbre karité sous toutes les formes (beurre, savon, pommade), leurs mangues séchées (que j’adore, soit dit en passant) et partager avec les visiteurs les bienfaits de leur « soumbala » et de la « morenga » des plantes aux grandes vertus.

J’ai aussi été bluffée par la beauté et la qualité des statues en bronze. Là, par contre, je me suis contentée d’admirer, car le prix de la plupart des œuvres avoisine ou dépasse le million (euh…ils attendrons que mon compte en banque mérite ce type d’acquisition! Lol).

Je suis également tombée en admiration devant le stand du fabricant de jouets en bois et en calebasses (puzzle de l’Afrique, Tortue avec la tête qui bouge etc…)

– Le Togo m’a invité dans son univers des pagnes avec différents modèles de camisoles et robes en pagnes de toutes les couleurs.

L’Afrique étant, par excellence, la terre des mystères, je ne fus point surprise de rencontrer les grands féticheurs, soigneurs de tous maux, décanteurs de toutes situations, venus du Togo et du Bénin.
J’ai adoré leurs stands! Non pas que toutes leurs mixtures m’intéressent (trop méfiante pour me laisser tenter), mais parce que j’aime les écouter parler, en toute discrétion des produits non exposés qui peuvent faire des miracles dans nos vies.

C’est ainsi qu’au Bénin, je me suis retrouvée en plein cours de comment faire pour avoir un homme dans sa vie ou le maintenir:
1. prendre la poudre spéciale dans laquelle ajouter quelques poils pubiens et anaux finement ciselés.
2. cuisiner un bon repas à monsieur, mais ne surtout pas en manger, au risque de tout gâcher!! Ne pas associer la poudre à de la bouillie ou du lait (allons savoir pourquoi?)
3. si les enfants ou d’autres personnes en mangent, ce n’est pas grave! Ça ne fera que renforcer l’amour dans la famille (euuuh des poils??)

D’autres conseils avisés et astuces (dits « secrets de femmes ») ont été proposés, mais j’ai remercié gentiment le « féticheur qui voulait mon bien », en lui disant juste que je n’ai pas le courage de ces choses là. Il m’a répondu: « Madame faut avoir le courage! Si tu ne l’as pas tu n’as rien! ».
Hum j’ai compris mais non merci…

Au Togo, en plus de sa thèse sur la satisfaction de l’éternelle quête féminine (trouver l’homme de sa vie), le gentil guérisseur, de son œil coquin a vanté les effets de son produit phare: le « serre vagin »…Virginité assurée! Huum là encore j’ai beaucoup souri et m’en suis allée bredouille de tout « médicament africain », mais riche de mon imagination fertilisée.

– J’aurais remis mon trophée de « l’originalité » au Nigeria, avec ses paillassons faits de chutes de pagnes recyclés. Fallait vraiment y penser! Leurs bijoux en pagnes ne m’ont pas non plus laissée indifférente.
Les aficionados de movies à la sauce Nollywood n’ont pas été oubliés avec un large choix de CD.

– Cela m’aurait étonné si le Sénégal n’avait pas été présent. Avec une dame qui maîtrise vraiment son affaire, il est difficile d’échapper aux jolis boubous et encens (« Churaï »). Là encore on a droit à un « secret de femme », une poudre à mélanger cette fois dans du lait ou de la bouillie.

– Bien évidemment la Côte d’Ivoire est là avec ses pagnes tissés et les poteries des femmes de la région de Katiola.
Le Niger et la Mauritanie (les mauritaniennes son belles hein) eux aussi proposent des beaux produits de chez eux…

J’en suis ressortie, toute contente de mes achats, imprégnée des senteurs africaines et sure de revenir!

Ces journées s’achèvent le dimanche 02 setembre 2012. Pour tous ceux qui n’y sont pas encore allés, n’hésitez pas: FONCEZ CA VAUT LE COUP!!!!

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Quelques exposants:

Asta Bijoux (ou chez « Madame Petits Prix »), Burkina Faso
Email: zoeomeazeta2002@yahoo.fr

Ouedraogo Philippe (fabricant de jouets), Burkina Faso
Email: philippeouedre@yahoo.fr
Site: http://www.decobf-skyblog.com

Nana Wahab (Artiste Bronzier Modeleur Fondeur), Burkina Faso
Email: wahabonana@yahoo.fr

Alàrà Collections (ethnical Wears etc…), Nigeria
Email: alaracollectionsnigeria@yahoo.com

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La mer nous parle

Il suffit de bien l’observer pour comprendre que la mer nous parle.
Autant elle tolère que nous nous blottissions dans son lit, autant elle rejette ces outrages que nous lui infligeons, fruits de nos négligences.
Pourtant nous insistons.
Alors elle vomit de toutes ses entrailles et frappe de toutes ses vagues, sa colère!

Quand la mer devient mauvaise, demandons-nous simplement si ce n’est pas parce qu’elle en a marre d’être autant souillée par nos déchets!

Pensons environnement…

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Devenons de bons « PRO »

Le dernier des nombreux sms alarmants que j’ai reçu m’a vivement mise en garde: « Attention, attention ! Des individus très futés passent de cour en cour pour proposer des journaux à la vente. Veuillez ne pas en acheter. Cette opération leur permet de cibler les gens par rapport à leur bord politique. Information à large diffusion ».

Ça se voit que la confiance règne dans le pays ! Cible, bord politique qu’est-ce à dire ? La paranoïa gagne du terrain et c’est plutôt cela qui doit faire tirer la sonnette d’alarme !

Je me suis demandée de quel bord pouvaient être issues les personnes qui n’achètent que des journaux people, d’humour et autre presse généraliste. Des « Pro-amusement » ou des « Pro-divers » ?

Voilà que notre préfixe préféré retentit : PRO ! Depuis que les ivoiriens ont pris l’habitude de se faire constamment des procès les uns contre les autres, nous sommes devenus adeptes des « Pro-Noms ». Tel acte a été perpétré par des Pro-Pierre, à moins que ce ne soit les Pro-Paul qui en sont à l’origine. Tout en sachant que des Pro-Jacques guettent, avides comme des charognes, leur moment d’entrer en scène. De partout ces Pro-noms sont distillés en veux-tu en voilà.

Pourtant, pendant que les accusations mutuelles entre « Pro-de-tous-noms » perdurent, une autre frange de la population observe désabusée, inquiète mais surtout agacée, la situation en branle du pays. Ces personnes, souhaiteraient simplement que leur soit reconnu un statut de Pro-Paix ! Toutes leurs aspirations convergent vers cet idéal : la paix pour tous les citoyens de ce pays, peu important leurs Pro-Noms !

Nous devons prendre conscience qu’il existe aussi des Pro-Personne qui de Pierre, Paul ou Jacques n’en n’ont cure, leur seul désir étant de vivre paisiblement dans ce pays !

Il est temps, grand temps pour chaque ivoirien, de mettre du sien dans le processus de désarmement des cœurs et d’apaisement général.
Pour ce faire, pourquoi ne pas chercher à intégrer en nous des « Pro-mots » plus positifs ?
– Promouvoir et Propager la paix dans les villes et hameaux.
– Proposer des solutions utiles pour favoriser l’union, la fraternité et la solidarité
– Se Protéger les uns les autres sans aucune distinction.
– Se Projeter dans l’avenir ensemble pour le développement de notre pays etc…

Marc Bloch disait que « l’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. »
Or, les livres d’histoire ne nous ont que trop enseigné que les guerres mondiales ont cessé lorsque les belligérants ont compris que le seul moyen de préserver leurs intérêts personnels était de garantir leurs intérêts communs.
Qu’on en prenne de la graine !

Si nous voulons que notre musique soit harmonieuse, il est indispensable que chacun de nous joue sa partition afin que la paix règne en maître dans notre chère Côte d’Ivoire.
Tout est une question de bonne volonté. Cessons d’être égoïstes et prenons le pari personnel de devenir simplement de «Bons Pro » !

Paix dans notre pays !

Bon weekend

(Paru dans le quotidien “L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 24 août 2012.)

CULTURE ET RESULTATS

(Article paru dans le quotidien « L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 17 août 2012.)

Mes deux dernières semaines, ont été marquées par trois évènements : les J.O. de Londres, les résultats du baccalauréat et vingt minutes d’une émission télévisée dite « culturelle ».
Mon constat est que notre amour pour « l’à peu près » nous mine et je crains que nous ne soyons trop gangrenés par une culture qui découle de la satisfaction morale qu’on ne cesse d’avoir de nos insuffisances.

1. A la clôture des Jeux Olympiques de Londres, un adjectif a été beaucoup utilisé dans les médias pour qualifier les résultats des pays africains : Mitigés ! Pourquoi devons-nous toujours nous prévaloir d’une légitimité des tendances négatives ? L’infime nombre de médailles récoltées par notre continent n’a étonné personne. Le contraire aurait certainement fait scandale. Les observateurs internationaux auraient mené enquêtes, sûrs qu’il y aurait eu anguilles sous roches, les africains n’étant à ce jour pas capables de faire plus d’étincelles que celles d’une allumette dépossédée de son soufre. On nous connaît !

Notre pays, est revenu bredouille de Londres, nos espoirs en Murielle retombés comme un soufflé raté. Pour justifier les défaites, nos spécialistes ont invoqué l’inexpérience et le manque d’infrastructures adéquates pour permettre le bon encadrement de nos athlètes. Les sprinters kenyans émettraient un léger doute, eux qui la plupart du temps n’ont que l’asphalte ou les terres arides de leurs villages pour s’entraîner. Malgré cela, ils sont rarement les derniers dans les courses internationales. Tout est une question d’état d’esprit.

Chez nous, la culture de la victoire n’existe pas. Quand un athlète chinois pleure de ne pouvoir continuer le combat, suite à une fracture, l’ivoirien accuse tous les sorciers de son village, d’avoir attaché son pied pour l’empêcher de courir vers « la médaille d’or ». Nous avons pourtant réalisé, une fois encore, que la médaille à laquelle la majorité de nos athlètes aspirent est celle de la tangente vers l’immigration par tous moyens. Ceux qui ont trouvé qu’il y avait mieux à vivre hors du village olympique londonien sont-ils à blâmer? Pas tant que ça à mon avis, si on admet que leurs aspirations profondes étaient simplement de fuir la médiocrité évidente qui nous empêche d’évoluer.

2. Les résultats du BAC m’ont également laissée sceptique. J’ai entendu des journalistes se réjouir du fait que les candidats aient réussi à passer, cette année, la barre des 25%. Notre meilleur record depuis au moins 5 ans! Comment, après s’étonner que nos jeunes manquent d’ambition, quand la norme chez nous est de toujours se comparer aux derniers au lieu de tendre vers les bonnes grâces réservées aux premiers. Ici on se justifie trop aisément de nos lacunes : si le niveau scolaire est si bas, c’est la faute à la crise dans le pays ! C’est vrai que l’instabilité sociopolitique a pu ébranler quelques mailles de notre système scolaire, mais est-ce la seule raison des mauvais résultats de nos élèves et étudiants? Il suffit d’entendre un lycéen s’exprimer ou écrire pour réaliser que quelque chose ne tourne pas rond chez nous. Nous sommes passés maîtres en accusation, mais peinons à prendre nos responsabilités. Avouons une bonne fois pour toute : le niveau de nos élèves est désastreux ! Tant mieux pour les 25% d’élèves qui ont fait montre de plus de rigueur dans leur travail, mais ce n’est pas assez ! Peu importe que ce soit mieux qu’avant.

Nous gagnerions à nous donner des objectifs plus valorisants au lieu de constamment jouer au jeu du contentement du pire.

3. Le gâteau sur la cerise de mon indignation a été ce concours télévisé de karaoké dont je n’ai pu supporter que quelques minutes avant de zapper, de peur de m’abrutir.

Je me suis demandée, durant ces pénibles minutes, qui des candidats, des membres du jury, de l’agence de sonorisation, de la chaine de télé organisant l’évènement étaient les plus à en vouloir? Quand je vois l’engouement que suscite cette émission dans le pays, je rêve d’une campagne nationale gratuite de débouchage de nos oreilles. Nous en avons grand besoin.

L’incompétence du jury m’a offusquée. Parler d’exploit face à une interprétation calamiteuse d’une jeune dame qui n’a sûrement pas l’humilité de se rendre compte qu’elle chante mal ; dire à un interprète dont la voix est remplie de maladresse, qu’il est un artiste qui ira loin, n’arrangera jamais les choses. Au lieu de faire prendre conscience aux gens qu’ils ont encore beaucoup de boulot pour pouvoir atteindre l’excellence, on les laisse se surestimer dans leur dilettantisme. Si nous voulons nous améliorer, apprenons à avoir la critique objective de nous-mêmes et des autres.

En définitive, il est impératif pour nous de revoir nos valeurs, car la misère la plus difficile à combattre demeure celle de nos mentalités. Nous n’atteindrons de bons résultats qu’en intégrant en nous la culture de l’ambition et du perfectionnisme. Il y a tellement de belles aurores dans ce pays qui n’attendent que ça pour luire.

Petit à petit…

Au début il y avait un garçon avec sa brouette, dès 6 heures du matin à attendre à un carrefour , les passagers des gbakas (mini-cars) et wôrôs wôrôs (taxis communaux) désireux de faire transporter leurs marchandises.

Au fil des semaines un groupe s’est formé, constitué de jeunes garçons tous mineurs.
Leur parade commence au levée du soleil et se termine à la tombée de la nuit.

Parler de travail des enfants? Peut-être… Mais ceux-là ne semblent exploités par quiconque, chacun travaillant pour son propre compte.

Jeunes chargeurs de marchandises

Jeunes chargeurs de marchandises à un carrefour d’Abidjan

Le premier garçon de l’histoire, a quitté les lieux depuis plusieurs semaines. Avec ses économies, il a pu s’acheter un wotro (pousse-pousse de plus grande contenance qu’une brouette).

Il est certain que ses affaires prospèrent!

Petit à petit l’oiseau fait son nid…

Labyrinthe d’un coeur

Je m’étais promise en amour
De toujours rester à bonne distance
De coups de folie ou de raisonnables détours
En accord avec tout pour faire résistance

J’en avais exploré des terres bien arides
Avec des veines solides enguirlandées de rides
D’espérances en expériences je n’en fus point satisfaite
Autant les jours passaient qu’il me fallait ployer le faix

J’ai donc décidé de voir ailleurs
Des territoires aux herbes plus vertes
Gage de joyeuses découvertes
Parsemer surement de fraiches leurres

J’ai souvent eu le goût de paris délires
Qui s’amusaient fièrement à frôler le pire
Mais quand l’amour fatalement se distend
Sans cesse il faut lui redonner sa chance

Je demeure à la quête d’un juste milieu
Entre contrée proche et corps à mille lieux
Avec cette soif de m’enivrer d’extase
Pour succomber sans regret un jour d’une épectase!

TROP DE BRUITS!!!

Au moment où j’écris ces lignes, des funérailles battent leur plein, à coup de chansons de terroir et grands jeux d’orchestre. Il est 5h30 du matin, le dimanche 05 août, et cette grande messe mortuaire dure depuis la veille 19h.

J’ai une migraine pas possible, et tout ce bruit est la dernière chose que j’aurais pu me souhaiter.
Je ne connais pas le défunt et n’ai nullement été informée de l’évènement. Je suis quand même obligée de participer à distance à son dernier hommage et ce, jusqu’à l’aube. Solidarité africaine me dira-t-on ? Contrainte quotidienne répondrais-je.
Relais incessants de veillées funèbres et rassemblements religieux…

5h46. Pendant que les endeuillés font une courte pause, un autre bruit extérieur, plus proche celui-là, m’interpelle. Je jette un coup d’œil par la fenêtre, et j’aperçois la « folle du quartier » entrain de détruire les étals en bois des vendeurs du coin. Rien d’anormal ! Cette femme, qui s’exprime très bien, se cache sous ses haillons et sa tignasse figée pour détruire tout sur son passage (feux tricolores, pots de fleurs, clôtures etc…). Cela fait plusieurs mois qu’on s’accommode de ses agressions verbales et autres actes qui troublent l’ordre public, sans que personne ne s’en plaigne.
Le groupe Garba 50 a déjà donné la raison : « Ici on pisse sur les murs mais ça ne va pas quelque part… »

6h02. La fanfare des gbakas et wôrôs wôrôs, s’est ajoutée à la joyeuse, mais agaçante fête sonore.

Vraiment dur de vivre dans un quartier populaire ! Trop de bruits!

Au moment où je ressens ce ras-le-bol, j’ignore encore que quelque part dans la ville, plus grave se produit, bruits plus mortels s’entendent, bruits d’armes…

Nous sommes à quelques heures de fêter dignement le 52ème anniversaire de notre terre d’ivoire et le désordre veut se faire maître de la situation.
Ma rage déborde, trop de bruits dans la cité ! Cacophonie d’un pays éclopé !

Le silence et la quiétude sont, de plus en plus, denrées rares par chez nous!
Alors comment trouver la concentration dans tout ce brouhaha ?

Un jour que je flânais dans une libraire, j’ai surpris une conversation entre deux hommes devant des présentoirs dédiés aux romans des doyens Isaïe Biton Coulibaly et Régina Yaou. L’un disait à l’autre :
– « ceux là ils ont l’argent, ils habitent dans des grandes villas, au calme, c’est pourquoi ils arrivent à bien se concentrer et écrivent beaucoup. S’ils vivaient dans le bruit comme nous autres, où ils allaient trouver l’inspiration pour tout ça? »

J’ai souris en me disant que ce monsieur n’avait pas totalement tort.

J’ai alors pensé à la citation du chirugien Victor Pauchet : « La concentration est la faculté qui crée les as, les surhommes. »
Pour que nous, ivoiriens arrivions à atteindre ce seuil, il va falloir y mettre du notre. Notre pays a grand besoin d’apaisement. Le tohu-bohu n’a jamais fait avancer.

Trop de bruits en désordre, qui risquent de nous rendre tous fous!
Trop de bruits qui courent, qui veulent nous faire prendre nos jambes à nos cous !
Faisons une grande pause, apprenons à limiter le vacarme, reprenons notre souffle et reconstruisons notre pays dans le calme.