A SA MANIERE…A LA MIENNE!

Ce soir, plus sensible à « Hier Encore » de France2, qu’à la génération has been des années 80 de Tf1, j’ai eu un véritable coup de foudre pour les paroles de cette chanson de Dalida, interprétée par Amel Bent: A ma manière… Des paroles profondes… Sa vie à sa manière… La mienne aussi…

A MA MANIERE

Avec des faux pas, avec des faux plis

Chacun de nous porte sa vie à sa manière

Quand on est beau au fond de soi

Un jour ou l’autre, quelqu’un nous voit à sa manière

Même sous la pluie des mauvais jours

J’ai suivi la ligne d’amour à ma manière

Pour tous les chagrins que je traîne

J’ai mis mon coeur en quarantaine à ma manière

Ma vie, ma vie je n’en n’ai qu’une

Mais je la veux libre et sans lois

J’en ai le droit elle est a moi…

Ma vie, ma vie elle me raconte des histoires

Mais elle vaut mieux qu’une chanson

mieux que la gloire

Ma vie n’est pas vraiment ma vie

elle est à ceux qui m’ont choisi à leur manière

En laissant mon nom dans les rues

J’ai mis mon bonheur par dessus à ma manière

Et le soir ou je m’en irai

Finalement, je le ferai à ma manière

J’aimerais au tout dernier rappel

Faire mes adieux au soleil à ma manière

Ma vie, ma vie je n’en n’ai qu’une

Mais je la veux libre et sans lois

J’en ai le droit elle est a moi

Ma vie, ma vie elle me raconte des histoires

Mais je m’en fous même à genou

Je veux y croire à ma manière

Ma vie, ma vie

A ma manière…

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PAUVRES, OUI…MAIS

L’Afrique est pauvre ! Du moins, nos terres sont pleines de richesses, mais aussi incroyable que cela puisse être, nous demeurons, pour la plupart démunis !

Au delà des accusations que nous aimons porter à l’encontre de nos chers colonisateurs spoliateurs, d’hier et d’aujourd’hui, il faut reconnaitre que nous sommes loin d’être étrangers à ce qui nous arrive.

Faisons n’importe quel sondage dans nos villes et villages sur la situation financière générale. A l’unisson, nous soutiendrons avec fermeté que le pays est devenu difficile à vivre, que tout y est cher, que nous sommes tous devenus des CPTE (Citoyens Pauvres Très Endettés), que les « solutions » concrètes tardent à se préciser. Soit !

C’est bien facile de faire porter la responsabilité de notre misère quotidienne aux autres, quand, en réalité, nous-mêmes maitrisons mieux l’Art de l’appauvrissement ! Il suffit d’observer ce qui se passe lors des funérailles pour s’en convaincre.

Entre mascarades, gros vaudevilles et fourberies, nos rites funèbres nous font voir de toutes les couleurs !

Comment comprendre que notre productivité se développe le plus souvent dans le malheur ? Nous affectionnons particulièrement la solidarité douloureuse.

C’est au cours des funérailles, qu’on aime montrer qu’on avait toutes les possibilités d’aider le mort de son vivant. Mais il est plus agréable pour nous d’en faire la preuve, lors d’une veillée, devant toute la communauté. Cela nous procure une paix de cœur macabre… Les fleurs sur la tombe plutôt que des bouquets au chevet du lit d’un malade. On a l’argent, mais ça ne se voit que lorsqu’un de nous, nous quitte.

Dans les funérailles, pendant qu’un groupe exhibe sa fortune, un autre, constitué de charognes guettent autour, quémandant les miettes de dons éparses.

Ce qui m’a toujours paru ridicule, c’est le nombre de millions de FCFA qui s’amassent aussi aisément dans ces moments là. On met le paquet, pour ne pas avoir honte devant les personnes venues soutenir moralement et surtout pour ramollir les cœurs de celles dont les offrandes sont attendues avec avidité. On s’active dans les cuisines pour nourrir la masse de personnes qui viendra compatir, on refait les peintures, on loue des bâches, sonorisations, terrains pour la circonstance. Pareillement aux mariages, il faut impérativement que les funérailles réussissent ! Il ne faut pas gâter son nom !

Nous nous devons d’accompagner dignement nos morts ! Ce n’est pas parce que nous sommes pauvres qu’aucun effort ne doit être fait dans ces moments tristes. Notre notion de dignité me fait sourire amèrement. A l’occasion des funérailles, on ne doit pas compter à la dépense, même si pour ça, on se fait octroyer des prêts qu’on peinera à rembourser, alors que nos chers cadavres ne seront plus que des souvenirs retournés à la poussière.

Si nous utilisons toute notre dextérité, en période de funérailles, pour générer autant de richesses, pourquoi nous est-il difficile d’en faire pareillement, pour nous valoriser nous-mêmes au quotidien ?

Au fond, il n’y a pas autant de « vrais pauvres » chez nous ! Rien que des personnes qui s’asseyent sur leurs biens. Si chaque famille organisait des cérémonies de mêmes envergures que nos funérailles, pour collecter des fonds, afin d’aider les plus courageux à entreprendre au profit de la communauté, notre légendaire pauvreté disparaitrait !

Mais pour cela encore, il faudra faire face à l’hypocrisie des uns et à la malhonnêteté des autres.

Entre vivants c’est délicat ! On ne s’entend que sur nos morts.

On nous abreuve de « ainsi va l’Afrique », et moi de conclure qu’à cette allure, elle n’ira nulle part.

Salade de fruits défendus…

Pêche:
Qui m’étreint lentement et m’enveloppe de sa caresse.
Qui aurait dû être, pour sûr, la porteuse du péché originel.

Fraise:
Cœur fondant confit dans des bouches avides d’amour.
De dentiste, moins sensuelle, qui engendre d’autres émois.

Pomme:
D’Adam, pauvre crédule qui la goba de travers!
D’amour, toute luisante de candide coquinerie.

Poire:
Qu’elle est belle Hélène dans sa coulante robe chocolatée,
Qu’on en oublierait même qu’aussi niaise elle est pour de vrai!

Banane:
Si elle n’excellait que par ses valeurs nutritives et son split,
On ne l’assimilerait pas si souvent à un jeu suspect d’adulte!

Pastèque:
Bien ferme d’où jaillit d’exquises sensations.
Par temps de chaleur désaltère les gorges sèches.

Fruit de la passion:
Trahi au jour du baptême, condamné à vivre dans la luxure.
Mais en fait de passion, celle du Christ donna t-elle du fruit?

Melon
Figue
Ananas
Kiwi
Abricot
Goyave
Mûre…

Autant de fruits sages,
Qui dévoilent parfois l’autre face de leurs âmes,
Celle de fruits défendus, entre des lèvres fendues…

MECANICIENS D’OCCASION

A observer le parc automobile national, on se demande combien de personnes en Côte d’ivoire ont le privilège de posséder un véhicule acheté chez un concessionnaire?
Dans le grand manège des voitures qui circulent sur notre territoire, il est facile d’identifier les nombreux « France au revoir » qui monopolisent allègrement les chaussées.

Les heures de pointes sont les périodes idéales pour évaluer le tohu-bohu engendré par ces carcasses mal en point, toussotant parfois de tous leurs poumons tuberculeux et rejetant leurs toxines dans l’air.

Venons-en aux problèmes techniques que subissent ces véhicules « tropicalisés » de force…

Qui possède une voiture « France au revoir » sait qu’il aura affaire à des mécaniciens pas toujours professionnels.
Eux n’ont pas encore compris que, c’est parce que les gens sont pauvres au pays, mais que la voiture est devenue un moyen indispensable de transport, que chacun tente d’en acquérir à prix abordable.
Or, c’est lorsque les petits millions sont enfin rassemblés et la voiture achetée, que les vraies réalités sautent aux yeux!

Comme on le dirait familièrement : « problème de voiture ne finit jamais ! » C’est bizarre mais lorsqu’on a un véhicule d’occasion, on finit par développer une forme de paranoïa! On se surprend à penser que le ciel nous en veut au point de projeter de nous tomber sur la tête !

Contraint, régulièrement, de passer son temps libre chez les mécaniciens, le propriétaire d’un « France (ou autre pays développée) au revoir » à l’impression qu’un sort lui a été lancé. Peu à peu, il peine à joindre les deux bouts et les dépenses s’accumulent, hors de son budget mensuel, pour toutes sortes d’éléments à remplacer !

Le plus curieux dans tout ça, c’est qu’il remarque généralement que, pareillement aux infections nosocomiales, après une intervention bénigne chez le mécanicien, un autre problème, plus important surgit de nulle part ! C’est à ne rien y comprendre ! Aussi aberrant que de constater le nombre de boulons dévissés mais non remis à leur emplacement d’origine.

Le principe de fidélisation de la clientèle de nos « pseudos mécaniciens » est de colmater les brèches en créant d’autres : évidemment que cela fait revenir un client !

Il faudrait que nous reconnaissions une chose : la majorité des mécaniciens du pays n’ont aucune qualification en la matière. Dans la plupart des cas, ceux-ci ont appris le métier sur le tas et en tâtonnant!

S’improvise t-on mécanicien ?

A mon avis non ! Sinon chacun d’entre nous pourrait s’en prévaloir. A force de faire des va-et-vient chez les mécaniciens, on finit tous par avoir des rudiments en mécanique. Les amortisseurs, silent blocs, moteurs, rotules, courroies d’alternateur, pompes à essence, fusibles, numéros de pneus, etc… n’ont plus aucun secret pour nous.

Il est bien dommage de minimiser l’impact des pratiques maladroites des pseudos-mécaniciens, en matière de sécurité routière. Il est certain qu’ils sont indirectement à l’origine de plusieurs des accidents qui sont survenus dans ce pays.
A quand une réglementation claire de cette activité chez nous ?

Dans l’attente, il serait judicieux que l’Office de Sécurité Routière (OSER), contribue à la sensibilisation des usagers de la route, sur la prudence à avoir quant au choix des mécaniciens et le suivi de leurs travaux.
Disons NON aux mécaniciens d’occasion !!!

Avec l’accès aux chaînes télévisées du câble, c’est souvent le regard envieux que le conducteur ivoirien de voiture d’occasion  s’imagine, devant une pub auto, comment sa vie serait paisible si, à la moindre panne, au moindre bris de glace, un spécialiste venait résoudre en un clin d’œil tous ses problèmes, et ce, sans aucun frais.

On peut toujours rêver !

(Paru dans le quotidien « L’Intelligent d’Abidjan du 21/09/2012)

Parce que de toi seul ma vie a encore le manque

Tes cheveux frisés à la douceur du coton

Ton petit nez qui aspire peu à peu l’oxygène de la vie

Tes joues aussi moelleuses que deux donuts au chocolat

Tes yeux noisettes avides de joyeuses découvertes

Ta bouche rose gourmande comme un bouton d’amour

Ton sourire espiègle présage de toutes sortes de malices

Et toute cette bouille candide qui illumine mon regard

Qui s’éloigne et s’égare dans les méandres de mon âme

Image floue, espérance incertaine

Pourtant je me ferais une joie de t’accueillir en moi

Si tu voulais bien décider de me choisir comme maman

Parce que de toi seul ma vie a encore le manque…

Ecocitoyenneté

Le weekend est arrivé! Beaucoup d’entre nous mettront le cap sur les différents sites balnéaires que compte notre pays.
Ce sera l’occasion, pour la plupart, de se relaxer et de profiter des bienfaits de la mer, après une rude semaine de travail. Par la suite, chacun rentrera chez lui, la mine joyeuse d’avoir pu bénéficier des caresses de l’air marin, d’avoir eu le privilège de bien manger et d’avoir allègrement pataugé dans l’eau salée.

Or, derrière ce bonheur, se cache une autre réalité, pourtant flagrante : nos bordures de plages sont sales !
Comment pouvons-nous, dans ces conditions, promouvoir le tourisme, si nos visiteurs sont accueillis par des quantités énormes de déchets rejetés par la mer ? Un tel état des lieux ferait perdre de sa superbe au site le plus luxueux.

Il suffit de parcourir les plages d’Assinie, Bassam, Modeste, Mondoukou, Sans Pédro etc…pour constater que l’environnement est en danger dans ces zones !

A qui la faute ? Aux propriétaires des restaurants longeant les plages ? Aux mairies ? Aux clients trop aveuglés par leur amour de la mer, pour voir clairement la saleté qui lui sert de paillasson?
A dire vrai, chacun a sa part de responsabilité dans l’affaire !

Et si, pour résoudre le problème, nous cultivions l’écocitoyenneté ?

La nature a besoin de nous en même temps que notre survie en dépend. Pour maintenir ce lien réciproque, il faudrait que nous aussi, à quelque niveau que nous soyons, sentions en nous le devoir de protéger notre environnement. C’est de cette prise de conscience que découleront des actes simples qui se feront peu à peu naturels en nous et qui permettrons de préserver le meilleur de ce que la nature nous offre.

L’éducation étant un pilier de l’organisation humaine, il nous appartient d’initier les enfants, dès les premières classes du primaire aux valeurs de l’écocitoyenneté, en utilisant des moyens ludiques.
Ainsi, quoi de mieux que d’organiser des classes de découvertes à la mer, au cours desquelles, chaque enfant serait sensibilisé sur le respect de la nature et invité à toujours veiller à rendre son environnement propre.

En collaboration avec les communes et les hôteliers, des opérations ponctuelles « Plage Propre » pourraient être mise en place, afin que tout le monde mette la main à la patte et assainisse au maximum les portions de terre à ratisser.

Si chacun de nous développait en lui son écocitoyenneté, nos virées du weekend à la plage seraient mille fois plus bénéfiques. Pensons-y!

Pour commencer, il faudrait éviter d’être soi-même un producteur de déchets. Les bouteilles à la mer, ça va de temps en temps pour les déclarations d’amour et autres messages insolites. Toutefois, ce sont des gestes à bannir si nous voulons préserver nos fonds marins, leur faune et leur flore. Il y a aussi de la vie en dessous, n’oublions pas !

Des poubelles doivent être disponibles tout le long des plages, pour que les visiteurs sachent où déposer leurs ordures de fin de journée. Aussi, un système efficace de recyclage peut être développé, pour permettre la récupération des bouteilles en plastique, par exemple, qui serviraient plus tard aux vendeuses de jus de fruits.
A défaut de politique réelle de recyclage, utilisons le système D. Devenons des écocitoyens ingénieux.

C’est tous ensemble qu’on contribuera à l’émergence de la Côte d’Ivoire. N’attendons pas 2020 pour jeter les bases du développement environnemental. Il y a tant de beaux sites à mettre en valeur. Imposons nous la salubrité, assurons-nous que l’intérieur de notre cour soit aussi reluisante que l’extérieur.

Soyons soucieux de notre bien-être.

(Article, légèrement mis à jour, paru dans le quotidien “L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 14 septembre 2012)

DEPIGMENTATION

Femme Africaine, prends soin de ta peau avant que le pire ne survienne!
Cette vidéo est plus éloquente que tout autre discours sur le sujet.
J’en ai eu froid dans le dos!



Pour ma part, il existe d’autres moyens pour s’imposer et briller en société…