FESTIVAL DE LA BIERE, une jeunesse mise en bière…

Jeudi 29 novembre 2012. 22 heures environ. Sur insistance d’un très bon ami web-évangéliste, qui se reconnaîtra, je me retrouve devant le Complexe Sportif de Yopougon, commune dite « DE LA JOIE ».
J’y suis pour participer, pour la première fois de ma vie, au fameux « Festival de la Bière » où, si j’ai bien compris, on peut consommer deux ou trois bières pour le prix d’une.

Je souligne d’ores et déjà que je déteste la bière! Mais, entre besoin de me changer les idées et curiosité, mon choix n’a pas tarder à se faire…

Un agoraphobe se serait évanoui devant l’immensité de la foule. Dis donc, les gens aiment autant la bière? P’tit tour d’horizon et le constat est clair: il y a beaucoup de jeunes gens, la plupart certainement chômeurs à temps plein…sinon comment expliquer l’affluence à cette heure avancée de la nuit, un jeudi???

Le millier de personnes agglutinées devant l’entrée, me laisse présager que ce ne sera pas pour cette fois, mon voyage au coeur du festival… Comment faire pour pénétrer le lieu?
Un vrai casse-tête, malgré nos ruses pour nous rapprocher des portails d’entrée et de sortie surveillés par des policiers et des gendarmes.

Il faut dire qu’ils étaient féroces nos hommes en uniformes…n’hésitant pas à nous démontrer leur super-puissance, à coups de fouet pour nous éloigner des barrières de sécurité.
Terrible pour moi de vivre ces instants, où je me suis sentie comme une bête sauvage que le berger tentait de mettre au pas!
Consternant de voir le monde détaler, créant un gros cafouillis, se replier, puis revenir à la charge pour se faire fouetter à nouveau!
Tout ça pour de la bière???

Las de toutes nos tentatives infructueuses, nous sommes allés nous consoler chez un vendeur de poulet piqué (poulet mis en broche et cuit au feu de bois)… De la volaille à la place du houblon…

Je ne regrette pas de n’avoir pas pu vivre de l’intérieur l’ambiance de cet événement en l’honneur de la bière.
Mais ma présence sur les lieux m’a amenée à me poser beaucoup de questions sur le sort des jeunes ivoiriens et leurs véritables aspirations.

S’il est évident que le problème du taux de chômage élevé dans notre pays n’a pas encore trouver sa véritable solution, que faut-il penser de cette jeunesse qui préfère l’enivrement à la prise en main personnelle de son avenir?
C’est bien de dire qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Mais, n’aurait-il pas été mieux si ces personnes recherchaient elles-mêmes comment améliorer sainement leur quotidien, sans attendre forcément que l’Etat se bouge… D’ailleurs l’état c’est nous!

Je ne mets pas tous ces jeunes dans le même panier, mais avouons que beaucoup de nos jeunes, filles et garçons confondus, préfèrent les loisirs au travail. Leur manque de volonté s’accroit au fil des années et la facilité prend le dessus…

C’est un fait: un festival de la bière, un concert de nos DJ castagnette rassembleront toujours plus de monde qu’une « banale » session de formation à l’entrepeneuriat…
Allons savoir pourquoi…

En attendant, le show continu au Complexe Sportif de Yopougon jusqu’au dimanche 02 decembre 2012… Entre insouciance et coups de fouet…

La bière, nouvel opium de notre jeunesse?

GRAND-BASSAM PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO

Aujourd’hui 23 novembre 2012, j’ai fait un p’tit tour dans la ville de Grand-Bassam, en principe pour assister au lancement du Festival des Arts de la Rue (FAR 2012) qui doit se dérouler du 23 au 25 novembre 2012.

J’ai été étonnée en arrivant, de ne rien voir qui laissait penser à cet évènement… Tant pis, j’en ai profité pour mieux visiter la ville… On y va tellement souvent pour la plage qu’on en oublie les joyaux d’histoire que détient cette ville.

La maison de la culture, la Bibliothèque municipale, l’ancienne Poste coloniale, la maison des artistes, Le Musée National du costume, le Phare…. Tous des endroits que je me suis régalée à découvrir…

Je suis tombée sous le charme des tableaux du grand peintre Michel Kodjo qui expose à l’ancienne Poste, non loin de la commanderie.

J’ai adoré le travail varié des peintres de la Maison des artistes, mon coup de cœur allant pour les formes abstraites de Tanoh Koffi Mathurin (tanoh_kof@yahoo.fr / Tel: +225 07 73 45 04). J’ai été heureuse de savoir que la plupart de ces personnes réussissent à vivre de leur art.

J’étais comme une gamine au Musée du Costume, à écouter le guide me donner quelques explications sur les accoutrements traditionnels. Ci-après quelques enseignements que j’ai retenus (bien évidemment je ne dirai pas tout pour inviter les plus curieux à visiter ce lieu) :

L’habillement du Roi Akan

  • Les couleurs du pagne kita qu’il porte ont chacune leur signification. Le bleu qui représente le ciel et l’eau, montre l’immensité du pouvoir du roi, signe de puissance. Le Rouge assimilé au sang, est signe de sacrifice. Le Jaune représente l’or, donc la richesse.
  • Les formes dessinées sur les sandales portées par le Roi, donnent beaucoup d’informations. C’est pourquoi ceux qui se prosternent pour le saluer, et qui connaissent les codes, peuvent savoir si les nouvelles sont bonnes ou pas au simple décryptage des sandales du Roi
    .

Les sandales du Chef bété

  • Au bout des sandales du Chef, la forme arrondi représente un oiseau enroulé par un serpent, ce qui signifie que malgré tout ce qui se passe ou se trame derrière son dos, le Roi est toujours au courant de tout! Rien ne peut lui être caché.

Le balai du Chef Yacouba

  • Le balai qu’il tient entre les mains est signe de protection de son peuple: le chef est là pour régner mais dans l’harmonie. Les brindilles représentent son peuple et le Chef est le lien qui les maintient ensemble.

L’histoire des Wolossos

  • A l’origine, les wolossos désignaient des esclaves qui étaient chargées d’instruire les jeunes filles pubères sur la sexualité. Le tabou était grand à l’époque et les parents n’osaient pas en parler directement à leurs enfants. C’est l’évolution de notre société qui a fait qu’on attribue désormais ce nom aux jeunes filles aux mœurs légères…

Pour la suite RDV au Musée National du Costume au Quartier France (Tél: + 225 21 30 13 70). Il suffira alors de vous laisser emporter par la voix du guide…. Thème de l’exposition: Regard Pluriel.

Ma seule déception en visitant Grand-Bassam c’est de constater la vétusté des bâtiments. L’ancien palais de justice n’a de palais que le nom…

Vivement la réhabilitation de ce patrimoine national de l’Unesco!

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PS: Pour ceux qui iront à Grand-Bassam, le FAR2012 se déroulera bel et bien durant le weekend.

CES PATRONS QUI TIENNENT NOS VIES ENTRE LEURS MAINS

Pour beaucoup de travailleurs, le mois de novembre est un moment crucial où se joue leur avenir professionnel. C’est le temps des notations ! Entre bonus et évolution de carrière à déterminer, cette période est une zone de turbulence à traverser sans encombre pour les uns, mais fatale pour les autres.

C’est l’occasion de remercier tous les employeurs qui évaluent leurs personnels à leurs justes valeurs, qui sont à l’écoute de leurs préoccupations, tant professionnelles que privées, contribuant ainsi à l’épanouissement de ceux sans qui, leurs entreprises ne pourraient faire ces énormes bénéfices qu’ils sont fiers de publier en fin d’année et qui raviront leurs actionnaires.

Quoi de mieux que d’être reconnu comme un bon employé, ayant atteint (et même dépassé) ses objectifs de l’année ? Quoi de plus valorisant qu’une prime conséquente pour décembre en remerciement de ses loyaux services ?

Mais ne rêvons pas trop! Beaucoup de drames se jouent dans cette période fatidique. En effet, il existe de nombreux « patrons » jamais contents de rien. Un objectif atteint pour eux, n’est qu’une évidence qui ne donne nullement droit à des félicitations.  Pour cette race de patrons, des mots d’encouragements sont plus difficiles à dire que franchir l’Everest en une heure. L’utilisation du pouvoir qu’ils détiennent en entreprise se résume en l’exercice d’une calomnie permanente, aux règlements de comptes incompréhensibles, aux problèmes de personnes constants !

Le harcèlement moral est tellement enrobé d’hypocrisie, qu’il se perçoit mal… Et plus le temps passe, plus l’employé, qui subit les pressions continuelles de son patron acariâtre, ne sait à quel saint se vouer. Il dépérit à vue d’œil, devient improductif, ce qui accentue encore la rage du « maitre » sur son « esclave » ! Certains patrons ne sont heureux que dans la souffrance de leurs subalternes. Combien de femmes n’ont pas vu leurs carrières se briser, pour avoir simplement refusé les avances du patron ? Combien d’employés qui ont su tenir tête aux patrons mesquins et refuser d’être des taupes auprès de leurs collègues se sont vus passer des dizaines d’années dans un service sans que leurs salaires n’évoluent d’un iota ? Que dire de ces patrons qui n’arrivent pas à dissocier problèmes personnels et professionnel s, remettant toujours en cause le sourire matinal qu’ils n’auraient pas reçu ou les courbettes qui ne leur auraient pas été faites, comme si ces actes déterminaient la productivité?

En toute vérité, beaucoup d’entre eux gèrent leurs services, départements, directions  comme des dictateurs, semant la terreur dans tous les bureaux!

Pourtant, rien n’est plus agréable que de travailler dans un climat de confiance, où la rigueur et le souci d’efficacité ne s’apparentent pas à de la torture psychologique…

Finalement, pour mieux survivre à ces patrons qui tiennent nos vies entre leurs mains, la meilleure astuce consiste à bien faire son travail, en les laissant nager seuls dans leur mépris naturel. Toutes les expériences, même les plus horribles, forgent la personnalité. Et c’est seulement au moment où, poussé à bout et franchissant la porte de sortie, que l’on réalise que toutes ces épreuves n’étaient que le signe d’un vrai bonheur à venir, promesse de délivrance absolue…

A tous ces patrons qui se reconnaitraient en parcourant ces lignes, il est temps de comprendre que la vie ne se limite pas aux murs de vos entreprises.  Apprenez donc à respecter vos subordonnés et à juger leur travail avec impartialité. Tout le monde gagne au change quand le travail s’effectue en bonne intelligence.

Bon courage à tous ces employés transparents qui seront encore une fois mal notés, mais qui stoïquement continueront de se tuer à la tâche… Jusqu’à quand ?

 

(Paru dans le quotidien L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 23 novembre 2012)

Femmes d’ici et d’ailleurs, mêmes combats

Aujourd’hui, 21 novembre 2012, la loi ivoirienne sur le mariage vient de connaitre une révolution en intégrant en ses articles 58, 59, 60 et 67 des notions fortes d’égalité entre les conjoints, dans la direction morale et matérielle de la famille, la contribution aux charges du ménage, le choix du domicile conjugale et l’exercice de leurs activités professionnelles.

Les femmes légalement égales à leurs conjoints? Une opportunité pour les couples qui sauront appliquer les textes dans l’amour, l’harmonie et la complémentarité, sans vouloir à tout prix se lancer dans des conflits de supériorité constants…

Mais, à bien réfléchir il n’y a pas que les femmes mariées dans la vie et malheureusement beaucoup de droits de la femme demeurent bafoués de part le monde. Violences physiques et psychologiques sont ainsi le lot quotidien de femmes muettes face à leur propre détresse…

QUE DE MAUX DE FEMMES!!! Que de silences criards!

Viol, coups, excision, injure, harcèlement moral, séquestration, mariage forcé…autant de mots qui expriment ces douleurs de femmes qu’on fait semblant d’ignorer… Souvent par impuissance… Pourtant il nous faut agir pour ne pas que ces ignominies perdurent!

Du nord au sud de notre globe terrestre, d’est en ouest, toutes les femmes sont concernées, toutes classes sociales confondues… Avec la honte comme manteau, la plupart du temps, elles ne disent mot, subissent encore et encore…jusqu’à ce qu’un jour une main providentielle se penche vers elles et les libère… Mais toutes n’ont pas cette chance… Et certaines s’éteignent anonymement dans leurs meurtrissures…

Tout ceci m’amène à parler de Janique CAGIN, une artiste peintre formidable que j’ai découverte un jour que je cherchais une illustration pour un de mes poèmes traitant des douleurs de femmes: JEUX DE MAUX. J’ai eu le coup de foudre en voyant un de ses tableaux, qui collait à merveille à mon texte… Je pris le soin de renommé l’image en indiquant clairement le nom de l’auteur… Par contre je commis la maladresse de ne pas demander la permission à l’auteure de l’utiliser (ouille le copyright!!!).

Et c’est comme ça que le samedi dernier, je reçus une sacrée douche froide en lisant le commentaire de Mme CAGIN sur mon blog, qui revendiquait son droit d’auteur et par conséquent le retrait de l’illustration! Je me suis confondue en excuses et à travers nos échanges, la peintre a compris que mon intention n’était pas mauvaise et m’a donné sa permission de remettre l’image. Par principe je ne l’ai pas fait, mais je lui ai dit que je l’utiliserais juste pour faire un clin d’œil à notre rencontre crispée et surtout pour parler de l’association qu’elle dirige, ARTEMOTIONS, qui lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

En fin de compte, que nous soyons d’ici ou d’ailleurs, nos souffrances de femmes sont les mêmes.

Merci à Janice CAGIN pour son initiative fort louable.

Il est peut-être temps pour moi aussi d’œuvrer, à ma manière, dans le même sens…

Billie dit NON

« Billie dit NON ». Toile effectuée en acrylique et vernis, 70cm X 90 cm. Image utilisée avec la permission de Janique CAGIN

UNE CULOTTE POUR DEUX

Cette semaine, le projet de loi, portant abrogation de l’article 53 et modifiant les articles 58, 59, 60 et 67 de la loi n° 64-375 du 7 octobre 1964, relatif au mariage, tel que modifié par la loi n° 83-800 du 02 août 1983, est l’un des sujets qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. La raison ? Un désaccord sur l’article 58 nouveau proposé à adoption à l’Assemblée Nationale.

De nombreuses personnes y ont vu une mesure réductrice, une injure à nos valeurs culturelles, sociales et religieuses, et par conséquent une mise en péril des fondements de notre société.

Alors que l’ARTICLE 58 ANCIEN énonçait que « Le mari est le chef de famille. Il exerce cette fonction dans l’intérêt commun du ménage et des enfants. La femme concourt avec le mari à assurer la direction morale et matérielle de la famille, à pourvoir à son entretien, à élever les enfants et à préparer leur établissement. La femme remplace le mari dans sa fonction de chef s’il est hors d’état de manifester sa volonté en raison de son incapacité, de son absence, de son éloignement ou de toute autre cause. », l’ARTICLE 58 NOUVEAU, prévoit que « La famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du ménage et des enfants. Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir. »

A côté de la majorité des hommes, se sentant dégringoler de leur piédestal de mâles dominateurs, il a été étonnant de voir certaines femmes s’offusquer également d’une telle modification en évoquant l’inadmissibilité d’une décision consensuelle, au sein du couple, dans la désignation du chef de la famille, l’image de l’homme ne devant pas être écorchée ! La faute à la presse et à ses gros titres qui souvent ne veulent rien dire et où on a pu lire « l’homme n’est plus le chef de la famille ! » ou encore « les femmes autorisées à porter la culotte !»

Pour qui a parcouru les différents articles soumis à modification, cette nouvelle loi sur le mariage est une chance pour notre pays, une aubaine pour les hommes et les femmes, un véritable gage d’harmonie familiale. Enfin les mots « conjoint et conjointe » prennent un sens, une gestion conjointe de la famille impliquant la notion de solidarité : l’union parfaite ! En quoi donc organiser « ensemble » la vie familiale serait une insulte à nos valeurs ?

Si ce nouvel article 58 a causé autant de remous, il est urgent de déterminer la valeur que les sceptiques attribuent à la femme, ceux qui instantanément se disent qu’avec une telle loi, toutes les femmes vont vouloir commander leurs maris, alors qu’il ne doit pas avoir deux capitaines dans un même bateau !

Même si religieusement et traditionnellement, la soumission de la femme à son mari a toujours été de coutume, il est nécessaire de visualiser la métaphore de la femme issue de la côte de l’homme pour réaliser que ces deux êtres ne font qu’un, en toute complémentarité. Et puis, nous savons tous que, malgré leurs grands airs de durs qu’ils ont souvent en façade, nos hommes sont la plupart du temps de vrais ours en peluche toujours prêts à plier au moindre désir de leurs femmes. Gadji Celi ne chantait-il pas, que « L’homme est le chef de la famille, mais la femme reste le maitre incontesté de la maison » ? C’est dire comment la réalité est souvent loin des textes… Pourquoi alors faut-il autant craindre l’harmonisation de cette réalité avec nos textes de loi ?

Aussi il est nécessaire de prendre le projet de loi dans son ensemble, car si l’article 58 déchaine les passions, les nouveaux articles 59 (prévoyant la contribution des époux aux charges du ménage à proportion de leurs facultés respectives), 60 (sur le choix du domicile de la famille d’un commun accord) eux ne sont pas décriés, parce qu’ils arrangent énormément nos hommes, quand bien même ils ne font que renforcer la notion d’égalité dans le couple.

Au-delà de la vision alarmante de la culotte à porter à deux dans la cellule familiale, nous nous devons au contraire de saluer l’ouverture d’esprit et la lucidité des rédacteurs de ce projet de loi, car au fond il n’a toujours existé qu’une inégalité fictive dans la plupart des couples…

Messieurs ne craignez donc pas de voir votre image de souverains castrée. Laissez-nous officiellement devenir vos égales et nous n’en serons que plus soumises à vous !

(Paru dans le quotidien L’Intelligent d’Abidjan du 16 novembre 2012)

CHOISISSEZ BIEN VOS CROISADES

Hier, à la librairie, je suis tombée sur un bouquin qui, sans nul doute deviendra un compagnon indispensable.

Il s’agit de « NE VOUS NOYEZ PAS DANS UN VERRE D’EAU » de Richard Carlson. A travers cent conseils, ce livre, que je recommande vivement, nous aide à simplifier notre vie quotidienne par des attitudes simples à adopter.

Je me permets de partager avec vous le 30ème conseil:

CHOISISSEZ BIEN VOS CROISADESCent conseils pour vous simplifier la vie!

A chaque coin de rue ou presque, la vie nous offre une nouvelle occasion de choisir entre « faire tout un fromage » ou bien « laisser tomber » (parce que cela n’a aucune importance). Si vous renoncez aux croisades inutiles, vous serez beaucoup plus vaillant pour remporter celles qui comptent vraiment!

Bien sûr, à l’occasion, vous aurez envie ou besoin de tiquer, de vous récrier ou même de ruer dans les brancards pour défendre vos positions. Mais trop de gens tiquent, se récrient ou ruent dans les brancards pour des détails insignifiants!
Vaut-il vraiment la peine de transformer son existence en un champ de bataille permanent pour du menu fretin? C’est courir le risque d’accumuler les rancœurs et de perdre de vue l’essentiel.

Le plus petit contretemps prend fatalement les proportions d’une catastrophe pour peu que vous vous soyez mis en tête (consciemment ou pas) que tout devait marcher sur des roulettes et selon vos désirs. S’enfermer dans un tel schéma mental, c’est s’infliger une ordonnance pour le malheur et l’insatisfaction.

La vie est rarement telle qu’on la voudrait. Et les gens ne réagissent pas souvent comme on le souhaiterait. Il y a des tas de choses sur cette terre que nous aimons et d’autres qui nous rebutent ou nous chagrinent. Il y aura toujours des mauvais coucheurs pour vous mettre des bâtons dans les roues et des lacets qui craqueront au mauvais moment.
Si vous avez l’intention de lutter contre ce principe même de la vie, vous risquez de passer toute votre existence les armes à la main!

Mieux vaut décider tout de suite quelles batailles valent la peine d’être livrées et quels combats ne justifient pas le déclenchement des hostilités.

Si votre but dans l’existence n’est pas la perfection absolue mais une vie relativement dépourvue de stress, vous vous apercevrez que la plupart des conflits vous éloignent de votre aspiration au calme.
Est-il donc si important de prouver à votre épouse que vous avez raison et qu’elle a tort? De vous fâcher avec quelqu’un parce qu’il a commis une simple boulette? Est-ce que le choix du restaurant ou du film de ce soir vaut une dispute? Une égratignure sur votre voiture est-elle un casus belli digne d’une action en justice? Le fait que le voisin refuse obstinément de garer sa voiture ailleurs que sous vos fenêtres mérite-t-il de devenir un sujet de débat à l’heure de vos repas de famille?

Et pourtant voilà le genre de guerres que certains d’entre nous livrent à longueur d’existence!

Et vous? Comment choisissez-vous vos croisades?
Dressez-en la liste. Si elle ressemble à la mienne il y a quelques années, vous avez peut-être besoin de reclasser vos priorités…

Pour se simplifier la vie, il convient d’éviter les déclarations de guerres intempestives. Un beau jour, vous découvriez avec surprise que vous ne ressentez presque plus jamais le besoin de vous battre…

Richard Carlson

ALORS CHERS AMIS, VOUS SENTEZ-VOUS PRÊTS A RECLASSER VOS PRIORITÉS? MOI, OUI!!!

TOUS FICHÉS!

Tout a commencé avec le décret n° 2011- 476 du 21 décembre 2011 portant « identification des abonnés des services de Télécommunications ouverts au public ».

Cette mesure, venait mettre en évidence, l’urgence pour tous les opérateurs de téléphonie mobile, de constituer une base de données fiable de leur clientèle. Le 31 octobre 2012 a marqué, la fin de la longue procédure de mise à exécution du décret. Par conséquent, tout abonné qui ne se serait pas fait identifié dans les délais, verrait son numéro restreint uniquement à la réception d’appel, puis le perdrait totalement, passée une autre période.

Comment se fait-il alors, qu’une semaine après la clôture des identifications, les réfractaires continuent d’émettre et recevoir des appels sans aucun problème ? Le processus de blocage est-il si difficile à mettre en place ? Les opérateurs craignent-ils pour leurs bénéfices qui seraient réduits si les comptes de tous leurs clients n’étaient pas alimentés ? Or, on se connait entre nous ivoiriens : tant que quelqu’un peut recevoir des appels, il est peinard ! C’est même une aubaine pour lui d’être dans l’impossibilité légale de pouvoir appeler les autres.

Une chose aussi que nous avons tous compris, avec cette affaire d’identification, c’est le volet sécuritaire.
Mais comment cela fonctionnera ? Pour aider les clients en cas de perte ou vol de téléphone ou bien d’usurpation d’identité? Pour repérer les innombrables brouteurs ?

Chacun y va de son commentaire sur la question de sécurité, à la base même du décret. L’opinion majoritaire tend à penser qu’en réalité, c’est pour mieux maitriser « la chasse aux sorcières » qui se serait engagée depuis plusieurs mois…Une démarche plutôt politique donc. Et par ces temps qui courent, cet aspect de la chose, fait vraiment peur aux ivoiriens !
Aussi, beaucoup de personnes, assurées de l’anguille sous roche, mettent en garde leur entourage. On nous conseille, lors de nos communications de ne pas dire certains mots et noms, car nous serions tous sur écoute !

La panique se généralise. Et la suspicion s’accentue, lorsque, malgré les informations données au moment de l’identification, l’abonné qui appelle le service client de son opérateur, a l’impression d’être à un interrogatoire de police. L’opérateur téléphonique a la nouvelle manie de vouloir toujours en savoir un peu plus sur son client, repose des questions dont il est sensé avoir les réponses. Même celui qui n’a rien à se reprocher commence à douter. Bientôt on lui demandera sa couleur préféré, s’il trichait à l’école, le nom de ses ancêtres et toutes les autres banalités que nos opérateurs voudront bien inventer pour ne pas faciliter la vie de leurs pauvres clients.
Tout ceci à quelle fin ? Certes, nous vivons dans un monde où peu de choses peuvent être cachées, mais nous avons tous besoin de savoir à quoi nous en tenir.
Pour cela, nous devons avoir la certitude de la garantie de notre vie privée. Même si les spots publicitaires nous ont certifié la confidentialité des informations que nous avons données, nous ne sommes pas encore rassurés de leur utilisation future!

Or tous les ivoiriens ne sont pas des malfaiteurs, tous les supporters de X, Y ou Z ne sont pas des cibles potentiels dans une affaire politique.

Toutefois, je ne pense pas qu’il faille sombrer dans une quelconque paranoïa. Ces mesures d’identifications étaient nécessaires, pour sortir de l’anarchie qui régnait jusqu’alors.

Mais, dans le contexte actuel du pays, il faudrait faire attention pour éviter des débordements.

Maintenant que nous sommes tous fichés, qu’on nous donne l’assurance de ne pas être constamment fliqués !

(Paru dans le quotidien L’Intelligent d’Abidjan du 9 novembre 2012)

DECRET N° 2011-476 DU 21 DECEMBRE 2011 PORTANT IDENTIFICATION DES ABONNES DES SERVICES DE TELECOMMUNICATIONS OUVERTS AU PUBLIC