UNE CULOTTE POUR DEUX

Cette semaine, le projet de loi, portant abrogation de l’article 53 et modifiant les articles 58, 59, 60 et 67 de la loi n° 64-375 du 7 octobre 1964, relatif au mariage, tel que modifié par la loi n° 83-800 du 02 août 1983, est l’un des sujets qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. La raison ? Un désaccord sur l’article 58 nouveau proposé à adoption à l’Assemblée Nationale.

De nombreuses personnes y ont vu une mesure réductrice, une injure à nos valeurs culturelles, sociales et religieuses, et par conséquent une mise en péril des fondements de notre société.

Alors que l’ARTICLE 58 ANCIEN énonçait que « Le mari est le chef de famille. Il exerce cette fonction dans l’intérêt commun du ménage et des enfants. La femme concourt avec le mari à assurer la direction morale et matérielle de la famille, à pourvoir à son entretien, à élever les enfants et à préparer leur établissement. La femme remplace le mari dans sa fonction de chef s’il est hors d’état de manifester sa volonté en raison de son incapacité, de son absence, de son éloignement ou de toute autre cause. », l’ARTICLE 58 NOUVEAU, prévoit que « La famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du ménage et des enfants. Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir. »

A côté de la majorité des hommes, se sentant dégringoler de leur piédestal de mâles dominateurs, il a été étonnant de voir certaines femmes s’offusquer également d’une telle modification en évoquant l’inadmissibilité d’une décision consensuelle, au sein du couple, dans la désignation du chef de la famille, l’image de l’homme ne devant pas être écorchée ! La faute à la presse et à ses gros titres qui souvent ne veulent rien dire et où on a pu lire « l’homme n’est plus le chef de la famille ! » ou encore « les femmes autorisées à porter la culotte !»

Pour qui a parcouru les différents articles soumis à modification, cette nouvelle loi sur le mariage est une chance pour notre pays, une aubaine pour les hommes et les femmes, un véritable gage d’harmonie familiale. Enfin les mots « conjoint et conjointe » prennent un sens, une gestion conjointe de la famille impliquant la notion de solidarité : l’union parfaite ! En quoi donc organiser « ensemble » la vie familiale serait une insulte à nos valeurs ?

Si ce nouvel article 58 a causé autant de remous, il est urgent de déterminer la valeur que les sceptiques attribuent à la femme, ceux qui instantanément se disent qu’avec une telle loi, toutes les femmes vont vouloir commander leurs maris, alors qu’il ne doit pas avoir deux capitaines dans un même bateau !

Même si religieusement et traditionnellement, la soumission de la femme à son mari a toujours été de coutume, il est nécessaire de visualiser la métaphore de la femme issue de la côte de l’homme pour réaliser que ces deux êtres ne font qu’un, en toute complémentarité. Et puis, nous savons tous que, malgré leurs grands airs de durs qu’ils ont souvent en façade, nos hommes sont la plupart du temps de vrais ours en peluche toujours prêts à plier au moindre désir de leurs femmes. Gadji Celi ne chantait-il pas, que « L’homme est le chef de la famille, mais la femme reste le maitre incontesté de la maison » ? C’est dire comment la réalité est souvent loin des textes… Pourquoi alors faut-il autant craindre l’harmonisation de cette réalité avec nos textes de loi ?

Aussi il est nécessaire de prendre le projet de loi dans son ensemble, car si l’article 58 déchaine les passions, les nouveaux articles 59 (prévoyant la contribution des époux aux charges du ménage à proportion de leurs facultés respectives), 60 (sur le choix du domicile de la famille d’un commun accord) eux ne sont pas décriés, parce qu’ils arrangent énormément nos hommes, quand bien même ils ne font que renforcer la notion d’égalité dans le couple.

Au-delà de la vision alarmante de la culotte à porter à deux dans la cellule familiale, nous nous devons au contraire de saluer l’ouverture d’esprit et la lucidité des rédacteurs de ce projet de loi, car au fond il n’a toujours existé qu’une inégalité fictive dans la plupart des couples…

Messieurs ne craignez donc pas de voir votre image de souverains castrée. Laissez-nous officiellement devenir vos égales et nous n’en serons que plus soumises à vous !

(Paru dans le quotidien L’Intelligent d’Abidjan du 16 novembre 2012)

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34 réflexions au sujet de « UNE CULOTTE POUR DEUX »

  1. J’ai lu. Le texte est bien écrit et comme toujours serti de ses belles pointes d’humour acéré. Mais je crois qu’il s’attarde sur un aspect de la question qui est anecdotique, à savoir la préséance accordée à l’un ou à l’autre des conjoints. J’aurais voulu savoir ce que tu penses du fait que le texte nouveau, ne fasse aucune allusion explicite, ni à la notion de Femme, ni à celle de Mari…

    • Merci :).
      Pour moi, faire référence aux « Époux » est suffisant, quand on sait que ce mot désigne 2 personnes unies par le mariage et que jusqu’à preuve du contraire, aucun revirement de jurisprudence n’ayant encore eu lieu en la matière, sont déclarés dans notre pays « Époux », 1 homme et une femme (donc mari et femme) juridiquement liés par cette convention. Mon époux, mon mari, mon conjoint ne sont que des synonymes! Pourquoi alors insister sur le fait qu’un aurait dû être plus utilisé qu’un autre??? Dans le fond, ces articles modifiés sont plus favorables aux hommes…

      • Faire référence aux « Époux » est sans doute suffisant, mais à quoi répond la nécessité d’exclure systématiquement toute référence explicite au notion de Mari et et de Femme ? Ces notions étaient clairement énoncées dans le texte ancien. On peut penser que leur exclusion ne relève pas de la seule coquetterie. Par ailleurs, que ce texte soit  » plus favorable aux hommes », le rend encore plus détestable. On ne peut donc pas écrire à son sujet qu’il est « est une chance pour notre pays, une aubaine pour les hommes et les femmes, un véritable gage d’harmonie familiale’. Si tant est qu’il ne règle pas le problème que posait le premier texte, si tant est qu’il accentue la disharmonie en déséquilibrant les droits entre hommes et femmes, où est la chance qu’il offre ?

        • Tout dépend de la perception que chacun a du couple marié…
          La contraction que les rédacteurs du projet de loi ont voulu faire ne semble peut-être pas anodine, quoique…pourquoi vouloir toujours voir la bête noire partout?… Mais personnellement, je vois en cette polémique, un parallèle que les gens chez nous veulent absolument faire avec la vague de lois en occident sur le mariage gay. Alors on déduirait que si le mot « époux » est inclus d’ores et déjà dans nos textes, cela faciliterait les choses en cas de mariage unisexe, sans qu’on ait à reformer les lois… Là est un autre débat… On s’approprie souvent les luttes et les problèmes de nos voisins…
          Et si ce n’est que le mot « époux » qui fatiguent autant les gens, il n’y a qu’à demander à ce qu’il soit scindé dans cet article en « mari et femme » pour rassurer les grognons.

          En revenant à nos moutons, je maintiens mon propos quant à la chance que la loi nous donne. Je ne pense pas qu’il « accentue la disharmonie en déséquilibrant les droits entre hommes et femmes ». Et je trouve que c’est vraiment grave que des « jeunes » pensent ainsi. Un tel propos aurait été tolérable de nos grands-pères et pères, qui EUX assumaient vaillamment toutes les charges de la famille…

          Aujourd’hui, des jeunes, les mêmes qui reprochent à leurs compagnes qui travaillent de cacher leur argent et ne pas être coopératives quand il s’agit des dépenses etc…., ces mêmes jeunes viennent nous dire que l’homme nouveau, verrait ses droits bafoués à cause d’une telle loi! ARRÊTONS LES MASCARADES!
          En raisonnant ainsi, je crains que notre Afrique n’avancera qu’à pas de tortue. Toujours des questions d’égo…
          Perso je ne suis pas féministe mais je n’ai jamais attendu qu’un homme me dise que je doive participer aux charges avant de le faire.

          Mais avec toutes les réactions que je lis ces temps-ci, je commence à comprendre pourquoi la plupart de nos sœurs africaines, ne font aucun effort pour aider leurs hommes, ces CHEFS DE FAMILLE, qui après critiquent quand même les femmes!! Faudrait vraiment savoir ce que vous voulez…

          • En tout cas, moi je l’ai bien lue et je suis tout à fait à l’aise avec ton propos Mélissa. Pour la simple raison que le débat, pour savoir qui va être le chef, ne m’a jamais concerné à titre personnel. J’ai même estimé que c’était un débat secondaire, par rapport à ce qui me semblait être l’essentiel, c’est-à-dire, la subversion des valeurs de notre culture, voire de notre civilisation. Chez moi, le chef est connu et n’a pas besoin de publicité. Mais, vois-tu, un projet de loi sur le mariage n’est pas une loi sur la consommation de la cigarette. C’est une disposition qui traite de notre devenir en tant qu’humain, de notre destinée en tant que personnes, c’est-à-dire réalités morales et métaphysiques.
            C’est pourquoi, pour moi, toute modification sur ce terrain, doit pouvoir rendre compte de sa pertinence. Et à mon avis, sur la démarche du législateur, plusieurs questions demeurent : Quel modèle conjugal l’Etat ivoirien veut-il promouvoir, en liquidant de notre lexique juridique les notions de Mari et de Femme ?
            En excluant de notre législation ces notions, ne cherche-t-on pas, de manière assez saugrenue, à ouvrir les vannes à des « cas jurisprudentiels » ? La notion d’ « Epoux », dans le contexte linguistique du XXè siècle laisse planer un flou trop peu artistique, pour ne pas susciter des questions. Or le rôle d’un texte de loi, c’est d’être le plus précis possible, le plus explicite qui soit. Un texte qui nous éloigne de la précision constitue au plan normatif une régression. « Mari et femme », personnellement, cela me parait plus explicite qu’Epoux.
            En revenant, à nos époux, pardon, à nos moutons, je pense qu’il n’y avait pas du tout à considérer comme une chance un texte qui fasse la part belle à l’un des…époux. Je suis « jeune » mais je ne crois pas que les fondamentaux de notre civilisation (que sont le mariage exclusif entre un homme et une femme, la nécessité d’une différentiation entre l’homme et la femme) soient à mettre dans la balance avec de sordides questions matérielles ou financières.
            Oui l’Afrique avance à pas de tortue quand elle veut copier bêtement ce qui se fait ailleurs, sans en interroger les présupposés. Il ne s’agit pas seulement de l’autorité du mâle, il s’agit aussi de la dignité de la femme. Ce texte, je l’ai dit, n’a pas pour contestataire des hommes qui seraient déchus d’un improbable titre de champion toute catégorie. Ceux qui décrient ce texte, ce sont les hommes et les femmes qui subodorent à mille lieues la supercherie de leur exclusion du champ du mariage civil. Il ne s’agit pas ici d’une culotte pour deux, mais d’un sarcophage pour tous : hommes, femmes et enfants réunis !

    • Les articles premier et suivants ne sont pas modififés. Ils disent clairement que c’est entre un homme et une femme qu’il y a mariage en Côte d’Ivoire.
      Ne trouvons pas d’intentions cachées.

      • Vraiment!
        Merci à toi de ne t’être pas limité à un bout de texte… Tout cela revient à penser encore une fois que l’ivoirien n’aime pas lire…à moins qu’il ne le sache pas… Par contre nous sommes les premiers en matière d’amalgame…

        • La loi sur le mariage compte une soixantaine d’articles. On en modifie 4 et sans lire les gens pensent au mariage homosexuel.
          J’ai lu des déclaration tendancieuse du genre sur Facebook. Les textes sont disponible.
          Et tu as raison. Les ivoiriens n’aiment pas lire

          • Des ivoiriens aiment bien lire. Ce qu’il n’aiment pas c’est qu’on leur fasse prendre des vessies pour des lanternes. Un texte a beau avoir 64 ou 6400 articles, il a des fondamentaux.et qu’on y touche, cela peut modifier tout l’esprit du texte et susciter une vague légitime d’indignation…

            • A moins que toi et moi ne soyons ivoiriens, nous savons tous que, chez nous on aime beaucoup plus se lancer dans les débats qu’on maitrise mal ou peu… ce qui fait que bien souvent on se croirait dans une révolte de « titrologues »…
              Mais il est tout à fait légitime pour chacun d’affirmer ses points de vue, qu’on soit simple titrologue ou grand penseur comme toi (d’ailleurs j’ai en projet de t’interviewer pour mon blog).
              Sur le sujet, je respecte ta position, même si je n’y adhère pas.

        • En vrai même, les modifications ne nous arrangent pas hein!
          Avant nous étions les vrais chefs de famille; mais comme on a eu pitié de vous on vous a laissé le grade officiel! Maintenant nous sommes obligées de partager avec vous! Eeeh Dieu!!! LOOOL 😀

          • La partie qui va faire pitié, c’est là ou l’Etat va consommer son divorce définitif avec les principales religions du pays. Jusque là, il y avait un accord tacite entre l’Etat et les principales religions de ce pays. L’idée du mari comme chef de famille est un élément capital des symbolismes musulman et chrétien. C’est indéniable. Si chrétiens, musulmans (et même adeptes de religions traditionnelles) cautionnent l’administration actuelle dans sa volonté de remettre en cause ce principe, ce ne sera pas sans conséquence sur les rapports entre les religions et cette administration. Je pense même que si l’opinion publique ivoirienne lâche le grade du « mari chef », fut-il apparent, bien d’autres « réformes » suivront. Ce pays est-il attaché à quelques valeurs ? Huuuuummmmm

            • C’est clair qu’il y aura des soubresauts, comme historiquement, dans tous les pays qui ont décidé de la séparation des pouvoirs étatiques et religieux.
              Personnellement je suis pour la laïcité qui est aussi une valeur (la seule vraiment tolérante) et qui permet de préserver les autres valeurs traditionnelles et religieuses.
              Si dans les textes nous sommes un pays laïc, faudrait bien que tôt ou tard que chaque citoyen l’intègre…
              Advienne donc que pourra…

  2. Il y a longtemps que ce pays se proclame laïc. Mais nous le savons tous : de laïcité absolue, il n’en existe que dans le fantasme de l’idéal scolaire. La France a beau être la terre de Diderot, de Pascal ou de Voltaire, elle n’a aucun complexe à être appelée « la fille aînée de l’Eglise ». Son modèle sociétal est pour une grande part influencé par son héritage judéo-chrétien. Aux Etats-unis, terre de grande liberté, l’on prête toujours serment sur la Bible. Il en est ainsi, parce que la laicité est manifeste dans la séparation administrative des pouvoirs religieux et politiques, mais n’est jamais reniement des croyances en vigueur. Ce que les Lumières laïques ont remis en cause, ce ne sont pas les convictions ou même l’éthique religieuse, c’est la propension des religions à régenter la vie publique.
    De toutes les manières, la présence de ministère des cultes dans nos Etats revèle bien que l’on ne peut mettre entre parenthèse les repères existentiels de nos destinées individuelles et collectives. La religion aura toujours son mot à dire. Pour autant que nous sommes encore des hommes. Durkheim n’est pas tout à fait menteur, à dire que l’homme est un animal religieux. Cela aussi, il faudra l’intégrer !

    • J’ai fait exprès de t’envoyer sur ce terrain et m’attendais donc, de ta part, à cette analyse…
      Au fond tu me rejoins quand tu dis que « la laicité est manifeste dans la séparation administrative des pouvoirs religieux et politiques, mais n’est jamais reniement des croyances en vigueur. »

      A aucun moment je n’ai dit, ni d’ailleurs pensé que les religions devaient être reniées… Je t’ai parlé de tolérance…c’est juste ça que la laïcité tente de prôner et d’imposer autant que faire se peut…Un pays laïc n’est juste qu’une entité gérée par des humains et comme tu l’as mentionné, on ne pourrait disconvenir du fait que la religion soit encrée en l’homme…
      En revenant au contexte du mariage, un couple qui décide de la séparation des biens, comme régime juridique, ne demeure t-il pas un couple, avec des valeurs communes? Seul l’amour compte…

      Arrêtons de jouer avec les mots ou de vouloir penser que nos traditions à nous (donc nos biens séparés) doivent obligatoirement primer sur nos valeurs communes (le bien de notre nation)…

      La laïcité sert aussi à ça, pour qui ne veut pas être trop buté…. L’apprentissage de l’intégration de ce qu’il y a de mieux chez tous, pour le bien de tous!
      Chez nous, nous voyons le conflit partout.
      Si la loi sur le mariage venait à autoriser la polygamie, on scanderait que le pays serait en voie d’islamisation à cause de ce président musulman.
      Il y a quelque temps, si on n’était pas avec Jésus c’est qu’on était contre la nation…
      La fille de l’Église a vécu ses croisades puis a préféré d’autres combats… Elle n’en n’a même pas fini avec le bras de fer religieux, puisque à côté de son catholicisme de naissance, elle doit tous les jours faire face aux tensions juives/musulmanes…

      Nul n’est encore sorti de l’auberge…. Mais certains, plus que d’autres ont compris avant nous que tout devrait passer par la tolérance…donc par la laïcité.

      Pourquoi ne pas laisser la chance à notre pays de tenter (même si le processus sera long et difficile) de tendre vers cet idéal?
      Pourquoi tant de pessimisme envers nous-même?

      • Oh c’est beau ! Tu m’a piégé et je t’ai suivi, comme tout homme qui se respecte. N’est-ce pas que les hommes sont naïfs !

        Je veux bien être un adepte déluré de la laicité, mais à condition qu’elle même respecte les règles qui la fonde. A savoir le respect des libertés, le respect des principes rationnels et démocratiques. Quand on exclue les dogmes du paysage décisionnel, ce n’est pas pour y substituer des méthodes dignes de l’inquisition. Je crois savoir que la légère crise politique que nous vivons depuis deux ou trois jours serait due au refus d’un groupe politique de céder à l’opinion d’un autre groupe sur la délicate question de la redéfinition de nos valeurs conjugales. Dans un état réellement laic, il n’y a pas de quoi fouetter un chat; Cela fait partie de la plus anecdotique des routines. Mais au lieu du libre débat, à quoi assistons-nous ? A une montée du mercure et à une….Dissolution (oui) du gouvernement.

        Si nos parlementaires contestataires rentraient dans les rangs, après avoir été ramenés à l’ordre par l’exécutif, aurions-nous vraiment eu une avancée de notre fameuse laicité ? La rupture des pouvoirs religieux et politique peut-elle faire l’économie de la séparation du leglslatif et de l’exécutif ? N’est-on pas en train de chercher à influencer le législateur par des cris d’orfraie et autres rodomontades d’un autre âge ?

        Si le jeu était faussé, les valeurs que nous présenteraient l’Etat ne seraient pas nécessairement communes. Et ce serait là tout le problème. Je suis très respectueux du modèle républicain, mais je ne crois pas que toutes les valeurs adoubées par nos Etats soient nécessairement des « valeurs communes ».C’est ici tout le sens des débats que nous avons. Et dans la sphère privée et dans le cercle parlementaire.

        Pour moi, une société n’est pas un tube à essai. J’ai trop de respect pour la société ivoirienne pour admettre qu’elle soit employée comme un lieu d’expérimentation des choix les plus biscornus.

        Je crois en la liberté et l’autodtérmination. Et je crois que le pays ne manque pas de terrain d’exercice de sa pratique républicaine.

          • Je te salue femme chocolat ! Je te dis ma plus vive reconnaissance, pour cet échange que tu as largement dominé. De toi, j’ai beaucoup appris.
            Et si la fameuse loi venait à passer, je me consolerais à la seule idée de savoir qu’elle a fait au moins une heureuse : Toi !

            • Merci à toi aussi, le plaisir a été pour moi.
              Sinon peu m’importe que le projet de loi passe ou non, je suis pour le respect de la loi et son application, même lorsqu’elle va à l’encontre de mes convictions.
              Équité d’abord 😉
              Je te souhaite une bonne fin de journée.

    • Ah ça!! Tous les machos de notre pays se sont réveillés! Lool
      Pour moi, la notion de chef de famille n’est plus appropriée…
      Pourquoi persister à créer un fossé qui en réalité n’existe plus dans les couples d’aujourd’hui?

      Enfin on n’en a pas encore fini avec cette loi 🙂

      • Oui et tu t’es si bien positionnée dans ces discussion houleuses. La véritable égalité des femmes, sur beaucoup de plans est loin d’être acquise, il nous reste encore des choses à changer mais nous sommes prêtes.

        • Tu l’as dit: nous sommes prêtes…même pas à vouloir être au dessus des hommes (amalgames qu’ils font tous! A quoi cela nous servirait d’ailleurs??), mais juste à faire respecter notre place et le rôle paritaire que nous jouons dans la société.
          Biz et bon début de semaine.

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