LETTRE D’UNE CLIENTE A MOOV-CI

OBJET : Réclamation suite à restriction de ligne

Madame, Monsieur,

Abonnée Moov sous le n° XX XX XX XX, mes coordonnées ont bien été enregistrées durant la période d’identification.

Aussi, j’ai eu la mauvaise surprise, toute la journée d’hier jeudi 20/12/2012, de constater que je ne pouvais ni émettre d’appels, ni envoyer de sms à partir de ce numéro.

J’ai d’abord pensé à un problème de réseau, mais au vu de la persistance de l’anomalie jusque dans la soirée, j’en ai déduit que mon numéro avait dû subir une restriction.

Ce matin 21/12/2012, à 8h 07 j’ai contacté votre service client,  à partir du numéro d’un autre abonné  moov, le 1010 m’étant également inaccessible (ce que je trouve inadmissible !!!).

Mon interlocuteur, sans vouloir admettre l’opération effectuée par erreur, m’a informé de la résolution du problème. Il devait donc me suffire de redémarrer mon téléphone pour avoir, à nouveau, accès aux services basiques auxquels j’ai droit.

Malgré le sms automatique du 3378 m’informant du déblocage de mon numéro, la situation est demeurée inchangée.

A 8h40, je recontactai votre service client pour faire constater le problème. Face aux questions inadéquates de mon interlocutrice, qui ne semblait pas comprendre que ma préoccupation principale était le rétablissement de ma ligne téléphonique et non la répétition pour la énième fois des informations données lors de l’indentification, j’abrégeai la conversation  et décidai de suivre, le seul conseil lumineux qu’elle ait pu me donner : me rendre en agence pour faire une réclamation.

Madame, Monsieur, imaginez-vous le préjudice causé par une telle situation ? Avez-vous conscience des dommages très graves qu’aurait pu causer l’impossibilité d’émettre un appel en cas d’extrême urgence ?

Avant de vous préoccuper du fait que vos abonnés aient ou non d’autres numéros de téléphones, chez d’autres opérateurs, ne serait-il pas plus intéressant pour nous tous, dans le cadre de ce contrat de prestation de service, que vous-même vous acquittiez de vos obligations ?

Au moment où je vous écris, 21/12/12 à 10h15, le problème n’a toujours pas trouvé de solution.

Je vous saurais donc gré d’y remédier dans les plus brefs délais.

A défaut, et si la situation reste telle jusqu’à ce jour 16 heures, je ferai constater, par voie légale, le préjudice subi par votre faute et intenterais subséquemment une action à l’encontre de Moov CI.

Je vous invite vivement à avoir un peu plus de considération envers votre clientèle et à ne pas simplement la prendre pour un groupuscule, juste bon à vous permettre d’atteindre vos objectifs commerciaux.

Dans l’attente d’une résolution immédiate du problème, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Une réponse par écrit de votre part m’obligerait.

Abidjan le 21/12/2012

 

Mon avis: En Côte d’Ivoire, les services à la clientèle de la téléphonie mobile sont, en général, déplorables. J’en avais déjà parlé dans mon article « FAMCHOCOLAT A L’ORANE AMERE« … Les associations de consommateurs ne jouant aucun rôle, le client lésé ne sait jamais à quel saint se vouer surtout qu’il ne perçoit aucun dédommagement encore moins ne reçoit d’excuses…

LES CHOSES DOIVENT CHANGER!! IL FAUT QUE LES OPÉRATEURS PRENNENT LEURS CLIENTS AU SÉRIEUX SINON ON NE FINIRA JAMAIS D’EN VOIR DMOOV-CI NO LIMITES VERTES ET DES PAS MURES!

 

LA FIN D’UN MONDE

Le calendrier Maya aurait prédit qu’aujourd’hui 21 décembre 2012 marquerait la fin du monde. Vrai ou faux ? D’aucuns pensent que ce ne sont que pures balivernes, alors que certains y croient dur comme fer et se préparent à leur manière pour accueillir l’évènement, si on peut s’exprimer ainsi. Nous ne sommes pas à notre première attente d’une fin du monde imminente… Souvenons-nous de l’année 2000 qui s’annonçait apocalyptique et que nous avons quand même réussi à dépasser avec juste quelques légers bugs sans grande importance.

Espérons donc, cette fois encore, qu’il en soit ainsi. En tous les cas, le simple fait de lire ces lignes, atteste bien que nous sommes vivants.

Et puis, pourquoi  faire une psychose d’un fait que nous n’arriverons jamais à maitriser ? Le Bon Dieu ne nous préviendra pas le jour où il décidera de détruire son « œuvre ». Pourtant chaque jour qui passe correspond à une fin de cycle qui pourrait aussi s’apparenter à une fin du monde. Quand une personne décède, son monde à elle s’achève. L’apocalypse c’est tous les jours, à nous de faire notre vie en posant le maximum d’actes qui garantiraient notre salut lors de notre dernier jugement.

A vrai dire, je souhaite la fin d’un monde, celui dans lequel nous vivons actuellement, ce monde fait d’égoïsme et d’intolérance. Et si aujourd’hui marquait, par exemple, la fin du cycle de crise en Côte d’Ivoire ? Parce que même si tout semble repartir sur de bons rails, il y a encore, malheureusement, beaucoup à faire. De l’insécurité en passant par la salubrité et en s’attardant sur cette sérénité des cœurs qui n’existe pas encore, le chemin à parcourir est long, mais avec de la volonté, nous pourrions aboutir à cette paix qui nous nourrissait par le passé. Et si, nous ivoiriens décrétions ce 21 décembre 2012, jour du renouveau ? Le miracle n’existe certes pas, mais comme l’adage le dit : « vouloir c’est pouvoir » !

La Côte d’Ivoire doit aller de l’avant ! Et sur les réseaux sociaux, certains l’ont bien compris et tentent d’éveiller les esprits.  Depuis plus d’un mois, un groupe de webactivistes essaie d’attirer l’attention des internautes, sur le problème du non-cumul des mandats. A l’approche des municipales, le débat a été remis sur la table par Mlle Mariam Diaby, une internaute engagée.  Dans l’article « Municipales: Jeunesse ivoirienne, réveille-toi! », paru sur son blog, http://macmady.wordpress.com , Macmady, comme elle se fait appeler sur la toile, invite sa génération à se bouger pour que les choses changent ! Selon elle, le copinage électoral ne doit plus être à l’ordre du jour. Désormais, chacun est amené à être conscient de ses choix politiques, en dehors de toutes considérations ethniques ou  mangrécratiques…  Comme Macmady le dit si bien, ce sont toujours « les mêmes qui se pointent, avec des promesses datant de Mathusalem. Ils ont eu 10, 15, souvent même 20 ans pour engloutir les fonds dont ils disposaient pour le développement de leurs communes à d’autres fins. ».

Aussi, pour mettre définitivement fin à ce monde et sortir de ce système trop bien rodé, soutenons Macmady dan sa lutte et disons tous : « Partis politiques, oui, mais Personne Capable d’abord! » Avant de voter aux prochaines municipales, posons-nous les mêmes questions : « Qui garantira un pareil changement, si nous ne décidons pas de mettre aux postes de responsabilité des gens qui CONNAISSENT nos besoins et nos problèmes? Des personnes QUI ONT ENVIE de changement, et qui n’attendent pas qu’on les couvre d’or pour s’activer? »

Cette demoiselle a bien raison. La balle est dans notre camp. Et que personne ne vienne se plaindre après si les mauvais continuent d’être élus. Osons marquer la fin d’un monde et aspirons à un avenir meilleur.

 

(Paru dans L’Intelligent d’Abidjan du 21/12:2012)

LE MAL QUI NOUS LIE

Voilà plus de huit mois que le malaise se ressent, sans que rien ne s’améliore. Un autre pays africain, frontalier de la Côte d’Ivoire, connait ses limites politiques et sombre dans d’incompréhensibles tensions. Le virus de la guerre semble détester l’accalmie. Lorsqu’il constate que son pouvoir  faiblit sur un territoire, il trouve aussitôt un autre endroit à gangréner.  Au moment où notre pays se relève pour se reconstruire, voilà que nos frères maliens ne savent plus sur quel pied danser, à moins que ce ne soit pour quel Dieu prier !

En mars 2012, le regard mi-amusé mi-médusé, nous  nous sommes tous interrogés sur cet étrange capitaine Sanogo, sorti de nulle part et qui venait avec ses mutins prendre le contrôle de la présidence de cette république. Une rébellion touareg et un mouvement salafiste plus tard et tout est devenu confus ! Notre vocabulaire a été étoffé de nouveaux mots : Azawad, Ansar Dine, des noms qui prêtent à sourire et appellent facilement au jeu de mots…Sauf que nous ne sommes pas entrain de jouer et que la situation du Mali est grave !

Qui est qui réellement? Qui veut quoi concrètement? Touaregs, islamistes, indépendantistes on s’y perd un peu dans cet imbroglio. On a l’impression d’être pétrit dans une farine sans levain.

D’un côté, certains imposent la charia comme nouveau mode vie. Au Nord, pas intérêt à voler un œuf, au risque de se voir amputer d’une main. Est-il normal de laisser les mœurs rétrograder à cause de pseudos convictions religieuses ? Les extrémistes ont réussi à rendre la religion du prophète Mohamet terrifiante aux yeux du monde ! Quel honte !

Et, d’un autre côté, quand on prie pour que les tensions s’apaisent, certains évènements viennent semer le doute dans nos esprits. C’est ainsi qu’en début de semaine, nous avons assisté à la démission du premier ministre Diarra et à la dissolution de son cabinet quelques heures après avoir été arrêté puis relâché par les troupes militaires de Sanogo. Où va le Mali ? A qui appartient le pouvoir ? Le gouvernement civil, par intérim, ou la junte militaire ? Que fait-on à Bamako, la capitale, où les mouvements politiques n’arrivent même pas à accorder leurs violons? Dans ces conditions, comment espérer une intervention des communautés sous-régionales et internationales ? La confusion est générale au Mali, qui est soumis à un désordre constitutionnel total!

On ne le dira pas assez : « la liberté des uns s’arrête quand celle des autres commence ». Mais n’est-ce pas cher payer pour les populations innocentes ?

Ce que je dénonce, dans ces multiples situations conflictuelles en Afrique, c’est qu’on à l’impression que nos chers révolutionnaires de pacotille veulent absolument faire de nous des experts en géopolitique et en art de la guerre. Je refuse !!! De la genèse au stade actuel des évènements au Mali, j’avoue m’embrouiller les pinceaux lorsque je veux en débattre. Et puis merde ! Je préfère mille fois qu’on me reproche mon inculture en matière de crises politiques africaines que d’assécher mes neurones avec des rapports de force à n’en point finir. Mon Afrique, avec ces cultures diverses, à beaucoup mieux à m’enseigner. Encore faille t-il que des inconscients ne réussissent pas à la détruire…

Au fil des années, j’ai compris une chose : quand la volonté n’y est pas, rien ne peut se faire, en bien comme en mal…Sinon le conflit israélo-palestinien, qui se transmet de générations en générations, aurait eu une fin depuis belle lurette…

Quand comprendrons-nous, en Afrique, que la guerre est un frein à notre développement ? Nous avons besoin de nouveaux modèles, certes, mais pas de dictateurs anarchistes. Expions définitivement le mal qui nous lie ! L’émergence du continent africain en dépend.

(Paru dans l’intelligent d’Abidjan du vendredi 14/12/12)

Fin d’année fashion

Les fêtes de fin d’année sont proches. Pour ces occasions les fashionistas (tous budgets confondus) se doivent d’être à la pointe de la mode…

Pour être tendance, pourquoi ne pas adopter le concept du « Tuaaage, Mouraage, Enteraaage!« ? En gros ça va tuer dans la capitale avec le nouvel arrivage de friperie!!! Vous ne me croyez pas?? Huum il suffit de jeter un coup d’œil sur la banderole flashy de ce marchand! C’est pas « samizément deh »! 😀

Arrivage de friperie pour les fêtes de fin d'année - Abidjan

Arrivage de friperie pour les fêtes de fin d’année – Abidjan

 

*C’est pas samizément: c’est pas du jeu (en argot)

 

SUR LE GOUDRON…

Quelques semaines après la « guerre »,  des travaux de rénovation des routes, de grande ampleur, ont démarré dans la ville d’Abidjan, comme s’il fallait que toutes les crevasses fassent partie du passé, vite vite vite !

Ah qu’on était heureux en se disant que désormais, plus jamais nos pneus et jantes n’auraient à souffrir sur l’asphalte. Tout roulait…Mais nous avons vite déchanté ! Le goudron utilisé n’était peut-être pas de bonne qualité ou bien les véhicules, trop contents de surfer sans obstacles, ont tellement martelé les chaussées qu’elles ont vite faibli pour retrouver  leur état initial de dégradation… Une chose est sûre : la valse des slaloms pour éviter les trous a repris dans la capitale ! Ce serait hypocrite de nier le fait que le danger soit partout et les excavations de plus en plus énormes. L’automobiliste a intérêt à faire ses prières avant de prendre la route, car entre l’indiscipline caractérisée de chacun et les obstacles à n’en point finir, même le plus averti ne peut jamais être certain d’arriver à destination sain et sauf ou sans quelques bobos sur son engin.

Chaque commune d’Abidjan, chaque autoroute possède son trésor de trous auxquels les usagers sont obligés de s’adapter. Pendant que de nouveaux ponts se construisent, quel est véritablement le sort de nos voies secondaires? Tout le goudron livré au pays en ce moment, est-il uniquement destiné à ces travaux colossaux? Ministères, districts, mairies, à quels organismes devons-nous, nous pauvres ignorants nous adresser pour que définitivement le problème de la défectuosité des routes soit résolu ?

Le père de la Nation Felix Houphouet Boigny, dont c’est le 19ème anniversaire de la mort aujourd’hui, doit se retourner dans sa tombe en regardant de haut l’état lamentable de nos chaussées ! Le goudron qu’on utilisait en son temps ne doit certainement plus exister, sinon comment comprendre qu’il se soit conservé des décennies durant, alors que celui avec lequel nos voies sont désormais nappées ne peut même pas tenir un an ?

A côté de cette situation très inconfortable, les usagers de la route sont également obligés de participer à la comédie des agents censés contrôler la sécurité routière qui passe leurs journées en verbalisations, pas toujours légitimes, ou, pour certains, en racket pour assurer quelque pitance journalière. Pourtant aucun ne semble gêné par la piètre qualité de ce goudron qui les unit aux conducteurs…

Mais, heureusement, il n’y a pas que des choses négatives sur ce goudron. Certains efforts ont été constatés. Ainsi, nous avons tous été ravis de voir la fraicheur des nouveaux uniformes de nos policiers de la circulation, plus fiers d’exercer leur tâche ardue de régulation du trafic. Aussi, depuis plusieurs jours nous avons remarqué que les tables des marchandes qui servaient auparavant à faire les barrages de police, en complément des pneus usés, ont été remplacées par des panneaux mobiles imposants de couleurs blanche et rouge, ainsi que des torches rouges posées à même la chaussée, censées constituer des balises de sécurité fluorescentes.

L’image ne paraitrait pas insolite si ces panneaux « halte police » flambants neufs n’étaient pas souvent situés en pleines zones de crevasses, pour aggraver les difficultés des conducteurs, et si les torches rouges n’avaient de fluorescent que l’adjectif qu’on a bien voulu leur concéder car leur terne luminosité et leur visibilité incertaine font douter de leur efficacité.

Mais c’est ainsi que chaque jour les acteurs de la route, se croisent, s’évitent, parfois dérapent sur les nids de poules. Les accidents sont vite arrivés, mais pour l’heure, le problème ne semble pas être une priorité…