HAPPY BLOGDAY!

En ce 31 août, journée mondiale du blog, je me permets de recommander à mes visiteurs quelques blogueurs qui font le bonheur de la webosphère ivoirienne. Même si quelques uns ont considérablement ralenti leur rythme d’écriture, un p’tit tour dans leur monde ne serait pas du temps perdu.
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Yehni Djidji ou l’ivresse des lettres

J’ai entendu parlé de cette fille en 2011 alors qu’elle venait de recevoir le prix de la meilleure blogueuse ivoirienne.Par curiosité, j’ai commencé à suivre son blog sur blogspot et j’ai compris l’engouement autour de sa personne. Les sujets étaient bien traités et touchaient facilement la plupart des ivoiriens.

Nos rapports (inexistants) en sont restés là jusqu’au 14 janvier 2012 à 10h32, où j’ai reçu un commentaire sur mon blog signé Yehni qui disait: (…)

La suite sur http://www.famchocolat.com

Dans l’univers de l’Intelligent d’Abidjan

Vendredi 07 septembre 2012. Il est 16h quand je débarque dans les locaux du quotidien « L’Intelligent d’Abidjan« , à Cocody Angré.

Le personnel semble surpris de me voir. Pourtant, c’est avec la permission du Directeur Général, M. Alafé Wakili, que je viens passer quelques heures en immersion dans leur rédaction, pour suivre le circuit de publication de ce journal.

Le boss n’étant pas encore arrivé, je suis toutefois très bien accueillie et directement confiée au rédacteur en chef, M. Maxime Wangue.
Au premier contact, je suis certaine de passer un bon moment avec cet homme à l’allure débonnaire et paternelle.
Je lui explique l’objet de ma présence: – Je ne fais pas d’études particulières, ni ne prépare de thèse. Je viens juste assouvir ma curiosité, car les métiers de la presse m’ont toujours intriguée.

J’avoue que dans un de mes rêves d’enfance « j’aurais voulu être journaliiiiiissste, pour pouvoir faire mes numérooos… »

Monsieur Wangue m’informe que la séance de débriefing entre tous les services (Politique, Économie & Finance, Société, Sport, Culture) a eu lieu à 10h et qu’ils sont à l’étape de la correction des ébauches d’articles à paraitre le lendemain.
Je m’improvise assistante du « redchef ».
Il faut vraiment aimer lire pour faire ce boulot! Les articles se suivent et sont corrigés dans une ambiance certes détendue mais très studieuse.

La première correction terminée, les articles sont réédités et mis en page sur un BAT (bon à tirer au format A3).
Une relecture est alors effectuée afin de ressortir les fautes ou erreurs omises et de reformuler les textes si nécessaire.
C’est également le moment d’analyser la pertinence des titres à la Une.

Tout cela parait une mince affaire, mais c’est véritablement un travail ardu, assez minutieux.

22h! Je n’ai pas vu le temps passer! Nous sommes dans la phase de montage sous QuarkExpress 9. Je découvre émerveillée, ce logiciel de création et de publication de contenus.

Lorsque la mise en forme est validée, le technicien procède à l’impression des pages sur du papier calque A3 . L’édition se fait à l’envers pour permettre la reproduction définitive du contenu en trace papier.
Aussi pour les pages à paraitre en couleur, une astuce est utilisée: l’impression sur calque, de la même page en quatre exemplaires de quatre couleurs différentes (cyan, magenta, jaune et noir), qui seront superposés par la suite.

23h50. Il est tard, je quitte les locaux. Le montage n’est pas encore terminé, à l’issue duquel tout doit être livré à l’imprimeur pour que les numéros puissent intégrer les kiosques aux premières heures du samedi.

Ce fût une expérience enrichissante! Merci à M. Wakili et toute son équipe pour votre disponibilité!!

L’Intelligent d’Abidjan c’est:
– 10.000 numéros imprimés chaque jour
– Beaucoup de passion et d’amour du métier
– 9 ans d’existence depuis le 03 spetembre 2012.

JOYEUX ANNIVERSAIRE ET BONNE CONTINUATION!

L’Artisanat à l’honneur à Abidjan

Depuis le 24 août 2012, l’Institut français, située dans la commune du Plateau, abrite en ses locaux, la 2ème édition des Journées Internationales de l’Artisanat d’Abidjan.

Je m’y suis donc hâtée afin de déguster de mes yeux, tous ces joyeux faits-main, toute cette culture débordante d’authenticité et de couleurs bien africaines.

Le premier pas dans ce village artisanal est un voyage gratuit dans diverses contrées du berceau de l’humanité.

Le Burkina Faso, bien représenté, m’a fait admirer des bijoux de toutes sortes à des prix imbattables: colliers magnifiques, bracelets, bagues, boucles d’oreilles en perles, cuir, bronze etc…
Les hommes et femmes intègres ont aussi voulu me montrer de quoi étaient capables leurs tisserands, avec une mosaïque d’étoffes de leur terroir. Ils n’ont pas oublié de présenter leur célèbre karité sous toutes les formes (beurre, savon, pommade), leurs mangues séchées (que j’adore, soit dit en passant) et partager avec les visiteurs les bienfaits de leur « soumbala » et de la « morenga » des plantes aux grandes vertus.

J’ai aussi été bluffée par la beauté et la qualité des statues en bronze. Là, par contre, je me suis contentée d’admirer, car le prix de la plupart des œuvres avoisine ou dépasse le million (euh…ils attendrons que mon compte en banque mérite ce type d’acquisition! Lol).

Je suis également tombée en admiration devant le stand du fabricant de jouets en bois et en calebasses (puzzle de l’Afrique, Tortue avec la tête qui bouge etc…)

– Le Togo m’a invité dans son univers des pagnes avec différents modèles de camisoles et robes en pagnes de toutes les couleurs.

L’Afrique étant, par excellence, la terre des mystères, je ne fus point surprise de rencontrer les grands féticheurs, soigneurs de tous maux, décanteurs de toutes situations, venus du Togo et du Bénin.
J’ai adoré leurs stands! Non pas que toutes leurs mixtures m’intéressent (trop méfiante pour me laisser tenter), mais parce que j’aime les écouter parler, en toute discrétion des produits non exposés qui peuvent faire des miracles dans nos vies.

C’est ainsi qu’au Bénin, je me suis retrouvée en plein cours de comment faire pour avoir un homme dans sa vie ou le maintenir:
1. prendre la poudre spéciale dans laquelle ajouter quelques poils pubiens et anaux finement ciselés.
2. cuisiner un bon repas à monsieur, mais ne surtout pas en manger, au risque de tout gâcher!! Ne pas associer la poudre à de la bouillie ou du lait (allons savoir pourquoi?)
3. si les enfants ou d’autres personnes en mangent, ce n’est pas grave! Ça ne fera que renforcer l’amour dans la famille (euuuh des poils??)

D’autres conseils avisés et astuces (dits « secrets de femmes ») ont été proposés, mais j’ai remercié gentiment le « féticheur qui voulait mon bien », en lui disant juste que je n’ai pas le courage de ces choses là. Il m’a répondu: « Madame faut avoir le courage! Si tu ne l’as pas tu n’as rien! ».
Hum j’ai compris mais non merci…

Au Togo, en plus de sa thèse sur la satisfaction de l’éternelle quête féminine (trouver l’homme de sa vie), le gentil guérisseur, de son œil coquin a vanté les effets de son produit phare: le « serre vagin »…Virginité assurée! Huum là encore j’ai beaucoup souri et m’en suis allée bredouille de tout « médicament africain », mais riche de mon imagination fertilisée.

– J’aurais remis mon trophée de « l’originalité » au Nigeria, avec ses paillassons faits de chutes de pagnes recyclés. Fallait vraiment y penser! Leurs bijoux en pagnes ne m’ont pas non plus laissée indifférente.
Les aficionados de movies à la sauce Nollywood n’ont pas été oubliés avec un large choix de CD.

– Cela m’aurait étonné si le Sénégal n’avait pas été présent. Avec une dame qui maîtrise vraiment son affaire, il est difficile d’échapper aux jolis boubous et encens (« Churaï »). Là encore on a droit à un « secret de femme », une poudre à mélanger cette fois dans du lait ou de la bouillie.

– Bien évidemment la Côte d’Ivoire est là avec ses pagnes tissés et les poteries des femmes de la région de Katiola.
Le Niger et la Mauritanie (les mauritaniennes son belles hein) eux aussi proposent des beaux produits de chez eux…

J’en suis ressortie, toute contente de mes achats, imprégnée des senteurs africaines et sure de revenir!

Ces journées s’achèvent le dimanche 02 setembre 2012. Pour tous ceux qui n’y sont pas encore allés, n’hésitez pas: FONCEZ CA VAUT LE COUP!!!!

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Quelques exposants:

Asta Bijoux (ou chez « Madame Petits Prix »), Burkina Faso
Email: zoeomeazeta2002@yahoo.fr

Ouedraogo Philippe (fabricant de jouets), Burkina Faso
Email: philippeouedre@yahoo.fr
Site: http://www.decobf-skyblog.com

Nana Wahab (Artiste Bronzier Modeleur Fondeur), Burkina Faso
Email: wahabonana@yahoo.fr

Alàrà Collections (ethnical Wears etc…), Nigeria
Email: alaracollectionsnigeria@yahoo.com

Les nouvelles conquêtes de Guillaume

Le 12 mars 2012, l’ancien Premier Ministre de la Côte d’Ivoire est devenu le nouveau président de l`Assemblée nationale en remportant 236 sur 249. Rien de surprenant. A ce moment précis, chacun devait reconnaitre que ce monsieur faisait montre de beaucoup de sagesse.

Ce jour là, je me suis dite: « Il est intelligent ce mec!!! Toute chose en son temps dans la vie, et ça il l’a bien compris. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, on ne peut qu’être admiratif face à son parcours! »

Cet article n’a pas pour but de faire l’éloge du nouveau PAN de Côte d’ivoire, mais juste pour partager mon avis sur cet homme que j’observe particulièrement depuis quelques années.
Politiquement parlant, je n’ai pas toujours adhéré à ses actions, mais même avec nos très bons amis, nous avons parfois des divergences qui ne sont pas un frein à l’entente…

Ma rencontre avec Soro Guillaume

Elle a eu lieu un soir d’été devant ma télé. Au menu: une émission de Thierry Ardisson, TOUT LE MONDE EN PARLE. Jusque là, je ne connaissais de ce Soro que ce qui se disait dans les journaux. La situation du pays était délicate, mais malgré toutes les infos que je récoltais, mon idée de cette crise demeurait vague. En réalité, depuis l’épisode de décembre 1999, j’étais restée hermétique à notre politique locale…

Et puis, ce 14 mai 2005, je l’ai entendu parler, celui dont le livre  » Comment je suis devenu rebelle » se vendait sous le manteau au pays, un peu comme de la drogue à écouler en toute discrétion. Il était venu présenter son bouquin paru, le mois d’avant, aux éditions Hachette.

Je m’attendais à quelqu’un au charisme inexistant, qui allait buter sur ses mots.

Ma vision d’alors, de la majorité des opposants africains était de se prévaloir, en gueulant sur tous les toits, d’une idéologie qu’ils maitrisaient mal et ne savaient même pas défendre! Dès qu’un soit-disant « opposant à un de nos régimes » apparaissait dans la sphère internationale, je criais au nombrilisme!

J’en avais longtemps voulu à Senghor de ne nous réduire qu’à la fameuse « émotion nègre », mais j’avais fini par admettre, avec tout ce qui se passait comme guerres en Afrique, qu’il n’avait pas tort. Nous, nègres émotifs, ne savions trouver compromis que dans le sang!

J’ai été étonnée d’être face à un homme tout à son aise mais très concentré sur le but de sa présence. Il n’avait pas du tout l’air intimidé. Il n’était pas venu pour faire du « oui bwana ». Il était là pour interpeller la communauté internationale sur ce qui se passait en Côte d’ivoire et la mettre en garde sur le fait qu’une inaction de sa part, pourrait lui faire porter sur la conscience une autre tragédie dans ce pays, celle là plus terrible, plus proche de l’affaire rwandaise.

Cet homme, ancien séminariste, qui disait ne pas avoir été prêtre du fait de son anticonformisme, a cité Victor Hugo pour illustrer sa conception de la souveraineté:

La dictature ouvre un droit à l’insurrection et la démocratie la referme

J’ai été bluffée par son intervention! En quelques minutes, tout était dit! Ce 14 mai 2005, j’ai perçu Soro Guillaume d’un nouvel œil, et ce regard demeure intact à ce jour…

A la conquête des réseaux sociaux

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C’est sans surprise, que j’ai vu, le fraichement Président de l’Assemblée Nationale, rejoindre la twittosphère. Je l’ai « follow » par curiosité, pour comprendre le but de sa présence sur les réseaux sociaux.
Je me suis alors rendue compte que son compte TWITTER avait été créé un an auparavant, le 03 avril 2011 en plein gbangban!
Mais @Bogota, n’avait pas eu le temps de tweeter. Il y avait d’autres urgences, à ce moment là, dans le pays…
Son retour sur Twitter fût très remarqué et pour plus de visibilité, @BOGOTA céda la place à @SOROKGUILLAUME.

Le temps des balbutiements du PAN sur les réseaux sociaux est bien loin! Désormais, entre son blog, ses comptes Facebook et Twitter, les comptes de son service de communication, monsieur le PAN est hyper connecté!

Mon expérience du PAN sur Twitter

  • J’ai suivi @SOROKGUILLAUME, non pas pour lui faire des salamalecs à chaque tweet ou pour chanter ses louanges de guerrier, mais plutôt pour mieux découvrir l’homme. Et j’ai été agréablement surprise par sa disponibilité. Pour moi, les barrières se fixent d’elles mêmes lorsqu’on a une grande ouverture d’esprit. Le PAN l’applique bien. @SOROKGUILLAUME est tellement proche de nous que nous nous donnons nos propres limites quant à cette e-relation. Comme on dit au pays: « les moutons se promènent ensemble mais n’ont pas le même prix!« . On cause bien avec ce PAN, qui a réussi à donner un coup de jeune à notre Assemblée moribonde, mais en vrai, connaisseur connait! RAE (LOL à la sauce @SOROKGUILLAUME = Rires Aux Éclats)!

 

  • Certains n’ont pas compris les règles du jeu et en profitent pour régler leurs comptes (à raison ou à tort?) avec une vulgarité affolante. Ce que j’apprécie dans ces cas là, c’est l’indifférence du grand frère Soro. D’ailleurs, pourquoi se rabaisser à si bas niveau? Lui, garde le cap et se contente de déclarer:

Sur twitter la liberté d’expression est garantie. Il est loisible de porter des critiques. Il faut savoir tirer, même du Négatif le brin de positif et aller de l’avant!

 

  • J’ai découvert l’écriture de M. Soro Guillaume à travers le récit de son récent séjour à Diawala. Une belle plume dont j’ai hâte de lire le prochain roman (si possible non politique). Entre deux tweets je lui ai fait promettre de m’ajouter au nombre des personnes qui recevront les premières dédicaces de « ce roman à venir ». Cher PAN, chose promise, chose due…même dans 5, 10, 20 ans!

 

  • J’ai, en outre, constaté une grande implication du PAN auprès des jeunes. Réceptions à son domicile de Twittos et facebookeurs, parrainage d’évènements, dont le dernier YES12 etc… Vu que le PAN semble si généreux, et si j’en profitais pour lui souffler que les lépreux de l’Institut Raoul Follereau n’ont aucun véhicule à leur disposition pour leur permettre d’aller s’acheter des médicaments en ville? 8kms à pied, ça use des pieds déjà rongés par cette maladie… 

 

  • Une autre chose que j’ai remarquée, c’est que je suis aussi perfectionniste que ce monsieur, mais nous partageons également le même défaut d’être des « faux dociles »! Imaginez donc ma rogne chaque fois que je visite son blog et que je me rends compte qu’il n’a pas pris en compte les observations que je lui avais faites en DM! Même pas 1! RAE! Le comble c’est que j’aurais certainement réagi pareillement. C’est clair que je ne changerai en rien la mise en forme de ce blog sur simple avis de quelqu’un, tant que moi je l’aime tel qu’il est… Par contre, monsieur, je vous saurais gré d’analyser cette dernière observation concernant votre blog: Pour tous les articles, à chaque fois le nombre de partages est le même (ni plus, ni moins): 68 fois sur Facebook, 242 fois sur Twitter et 5 fois sur Google+ . Je sais que vous êtes beaucoup suivis, mais cette « non variation des chiffres » me parait anormale et titille à chaque fois mon esprit maniaque… Je rêve un jour de voir d’autres chiffres s’afficher! RAE!

 

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En souhaitant à M. Soro Guillaume, une longue vie dans la E-communauté.

 

NB: Perso je laisse la politique aux politiciens, mais j’essaie, autant que faire se peut, de toujours porter un regard objectif sur ce qui m’entoure.