MÈRE SUR COMMANDE

Le 10 mai 2013, à la stupéfaction générale, nous apprenions la découverte au Nigéria, d’une maison dans laquelle 17 jeunes femmes âgées de 14 à 17 ans étaient séquestrées pour être fécondées par un même homme, leurs bébés étant destinés à la vente. Scandaleux !

Cette maison que tout le voisinage prenait pour un orphelinat, était en réalité le lieu d’une activité illicite (la gestation pour autrui n’étant pas prévue dans les textes de lois du pays) qu’on traduirait d’inhumaine, parce qu’il s’agit de violences caractérisées sur des personnes mineures. Tant pis donc pour les éventuelles clientes qui languissaient d’entrer en possession de leurs nouveaux « biens ».

Si cette histoire est choquante, nul n’ignore l’existence de la GPA (gestation pour autrui)… (LA SUITE SUR http://www.famchocolat.com)

Bon weekend.

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PLANS D’ASSAINISSEMENT

Pendant que nos forêts commencent enfin à être nettoyées de la vermine qui s’y était installée de force, deux autres dispositions méritent également notre meilleur d’attention. Il s’agit de l’adoption du projet de loi sur la cybercriminalité et la protection des données personnelles, ainsi que le projet de décret concernant l’interdiction de la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques.

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IL FAUT RESSUSCITER LE THÉÂTRE IVOIRIEN

Dans les années 80-90, le théâtre avait le vent en poupe en Côte d’Ivoire. La comédie jouée par les professionnelles, faisait le bonheur de la population. Les diffusions sur la chaine de télévision nationale tous les jeudis soir de pièces de théâtre, françaises et ivoiriennes, avaient une grande audience ! Le jeu des Thérèse Taba, Adjé Daniel etc…, ne laissait personne indifférent. Tout ce naturel pour nous faire vivre des histoires passionnantes (parfois tristes, souvent heureuses), faisait présager de longs siècles de bonheur à ce théâtre ivoirien qui n’avait rien à envier à celui des occidentaux. Les doyens ont fait des émules. Beaucoup d’entre nous rêvaient de brûler les planches pour faire comme les anciens, qui ne cherchaient pas la gloire, leur but principal étant de transmettre des émotions fortes aux spectateurs.

Les acteurs vivaient d’art et d’eau fraîche…

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VALETE POPE BENEDICT XVI

La journée d’hier 28 février 2013, a été marquée par un évènement historique, en matière de gouvernance, fût-elle religieuse : le renoncement du pape Benoit XVI au trône de Saint Pierre !

Après Célestin V en 1294, nous voici au XXIème siècle, face à la même situation, d’abandon volontaire de charge. L’annonce, en début de carême, de cette démission inédite, en a ébranlé plus d’un dans le monde. Chacun y est allé de son avis sur la question.

(…)

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LA FIN D’UN MONDE

Le calendrier Maya aurait prédit qu’aujourd’hui 21 décembre 2012 marquerait la fin du monde. Vrai ou faux ? D’aucuns pensent que ce ne sont que pures balivernes, alors que certains y croient dur comme fer et se préparent à leur manière pour accueillir l’évènement, si on peut s’exprimer ainsi. Nous ne sommes pas à notre première attente d’une fin du monde imminente… Souvenons-nous de l’année 2000 qui s’annonçait apocalyptique et que nous avons quand même réussi à dépasser avec juste quelques légers bugs sans grande importance.

Espérons donc, cette fois encore, qu’il en soit ainsi. En tous les cas, le simple fait de lire ces lignes, atteste bien que nous sommes vivants.

Et puis, pourquoi  faire une psychose d’un fait que nous n’arriverons jamais à maitriser ? Le Bon Dieu ne nous préviendra pas le jour où il décidera de détruire son « œuvre ». Pourtant chaque jour qui passe correspond à une fin de cycle qui pourrait aussi s’apparenter à une fin du monde. Quand une personne décède, son monde à elle s’achève. L’apocalypse c’est tous les jours, à nous de faire notre vie en posant le maximum d’actes qui garantiraient notre salut lors de notre dernier jugement.

A vrai dire, je souhaite la fin d’un monde, celui dans lequel nous vivons actuellement, ce monde fait d’égoïsme et d’intolérance. Et si aujourd’hui marquait, par exemple, la fin du cycle de crise en Côte d’Ivoire ? Parce que même si tout semble repartir sur de bons rails, il y a encore, malheureusement, beaucoup à faire. De l’insécurité en passant par la salubrité et en s’attardant sur cette sérénité des cœurs qui n’existe pas encore, le chemin à parcourir est long, mais avec de la volonté, nous pourrions aboutir à cette paix qui nous nourrissait par le passé. Et si, nous ivoiriens décrétions ce 21 décembre 2012, jour du renouveau ? Le miracle n’existe certes pas, mais comme l’adage le dit : « vouloir c’est pouvoir » !

La Côte d’Ivoire doit aller de l’avant ! Et sur les réseaux sociaux, certains l’ont bien compris et tentent d’éveiller les esprits.  Depuis plus d’un mois, un groupe de webactivistes essaie d’attirer l’attention des internautes, sur le problème du non-cumul des mandats. A l’approche des municipales, le débat a été remis sur la table par Mlle Mariam Diaby, une internaute engagée.  Dans l’article « Municipales: Jeunesse ivoirienne, réveille-toi! », paru sur son blog, http://macmady.wordpress.com , Macmady, comme elle se fait appeler sur la toile, invite sa génération à se bouger pour que les choses changent ! Selon elle, le copinage électoral ne doit plus être à l’ordre du jour. Désormais, chacun est amené à être conscient de ses choix politiques, en dehors de toutes considérations ethniques ou  mangrécratiques…  Comme Macmady le dit si bien, ce sont toujours « les mêmes qui se pointent, avec des promesses datant de Mathusalem. Ils ont eu 10, 15, souvent même 20 ans pour engloutir les fonds dont ils disposaient pour le développement de leurs communes à d’autres fins. ».

Aussi, pour mettre définitivement fin à ce monde et sortir de ce système trop bien rodé, soutenons Macmady dan sa lutte et disons tous : « Partis politiques, oui, mais Personne Capable d’abord! » Avant de voter aux prochaines municipales, posons-nous les mêmes questions : « Qui garantira un pareil changement, si nous ne décidons pas de mettre aux postes de responsabilité des gens qui CONNAISSENT nos besoins et nos problèmes? Des personnes QUI ONT ENVIE de changement, et qui n’attendent pas qu’on les couvre d’or pour s’activer? »

Cette demoiselle a bien raison. La balle est dans notre camp. Et que personne ne vienne se plaindre après si les mauvais continuent d’être élus. Osons marquer la fin d’un monde et aspirons à un avenir meilleur.

 

(Paru dans L’Intelligent d’Abidjan du 21/12:2012)

LE MAL QUI NOUS LIE

Voilà plus de huit mois que le malaise se ressent, sans que rien ne s’améliore. Un autre pays africain, frontalier de la Côte d’Ivoire, connait ses limites politiques et sombre dans d’incompréhensibles tensions. Le virus de la guerre semble détester l’accalmie. Lorsqu’il constate que son pouvoir  faiblit sur un territoire, il trouve aussitôt un autre endroit à gangréner.  Au moment où notre pays se relève pour se reconstruire, voilà que nos frères maliens ne savent plus sur quel pied danser, à moins que ce ne soit pour quel Dieu prier !

En mars 2012, le regard mi-amusé mi-médusé, nous  nous sommes tous interrogés sur cet étrange capitaine Sanogo, sorti de nulle part et qui venait avec ses mutins prendre le contrôle de la présidence de cette république. Une rébellion touareg et un mouvement salafiste plus tard et tout est devenu confus ! Notre vocabulaire a été étoffé de nouveaux mots : Azawad, Ansar Dine, des noms qui prêtent à sourire et appellent facilement au jeu de mots…Sauf que nous ne sommes pas entrain de jouer et que la situation du Mali est grave !

Qui est qui réellement? Qui veut quoi concrètement? Touaregs, islamistes, indépendantistes on s’y perd un peu dans cet imbroglio. On a l’impression d’être pétrit dans une farine sans levain.

D’un côté, certains imposent la charia comme nouveau mode vie. Au Nord, pas intérêt à voler un œuf, au risque de se voir amputer d’une main. Est-il normal de laisser les mœurs rétrograder à cause de pseudos convictions religieuses ? Les extrémistes ont réussi à rendre la religion du prophète Mohamet terrifiante aux yeux du monde ! Quel honte !

Et, d’un autre côté, quand on prie pour que les tensions s’apaisent, certains évènements viennent semer le doute dans nos esprits. C’est ainsi qu’en début de semaine, nous avons assisté à la démission du premier ministre Diarra et à la dissolution de son cabinet quelques heures après avoir été arrêté puis relâché par les troupes militaires de Sanogo. Où va le Mali ? A qui appartient le pouvoir ? Le gouvernement civil, par intérim, ou la junte militaire ? Que fait-on à Bamako, la capitale, où les mouvements politiques n’arrivent même pas à accorder leurs violons? Dans ces conditions, comment espérer une intervention des communautés sous-régionales et internationales ? La confusion est générale au Mali, qui est soumis à un désordre constitutionnel total!

On ne le dira pas assez : « la liberté des uns s’arrête quand celle des autres commence ». Mais n’est-ce pas cher payer pour les populations innocentes ?

Ce que je dénonce, dans ces multiples situations conflictuelles en Afrique, c’est qu’on à l’impression que nos chers révolutionnaires de pacotille veulent absolument faire de nous des experts en géopolitique et en art de la guerre. Je refuse !!! De la genèse au stade actuel des évènements au Mali, j’avoue m’embrouiller les pinceaux lorsque je veux en débattre. Et puis merde ! Je préfère mille fois qu’on me reproche mon inculture en matière de crises politiques africaines que d’assécher mes neurones avec des rapports de force à n’en point finir. Mon Afrique, avec ces cultures diverses, à beaucoup mieux à m’enseigner. Encore faille t-il que des inconscients ne réussissent pas à la détruire…

Au fil des années, j’ai compris une chose : quand la volonté n’y est pas, rien ne peut se faire, en bien comme en mal…Sinon le conflit israélo-palestinien, qui se transmet de générations en générations, aurait eu une fin depuis belle lurette…

Quand comprendrons-nous, en Afrique, que la guerre est un frein à notre développement ? Nous avons besoin de nouveaux modèles, certes, mais pas de dictateurs anarchistes. Expions définitivement le mal qui nous lie ! L’émergence du continent africain en dépend.

(Paru dans l’intelligent d’Abidjan du vendredi 14/12/12)

SUR LE GOUDRON…

Quelques semaines après la « guerre »,  des travaux de rénovation des routes, de grande ampleur, ont démarré dans la ville d’Abidjan, comme s’il fallait que toutes les crevasses fassent partie du passé, vite vite vite !

Ah qu’on était heureux en se disant que désormais, plus jamais nos pneus et jantes n’auraient à souffrir sur l’asphalte. Tout roulait…Mais nous avons vite déchanté ! Le goudron utilisé n’était peut-être pas de bonne qualité ou bien les véhicules, trop contents de surfer sans obstacles, ont tellement martelé les chaussées qu’elles ont vite faibli pour retrouver  leur état initial de dégradation… Une chose est sûre : la valse des slaloms pour éviter les trous a repris dans la capitale ! Ce serait hypocrite de nier le fait que le danger soit partout et les excavations de plus en plus énormes. L’automobiliste a intérêt à faire ses prières avant de prendre la route, car entre l’indiscipline caractérisée de chacun et les obstacles à n’en point finir, même le plus averti ne peut jamais être certain d’arriver à destination sain et sauf ou sans quelques bobos sur son engin.

Chaque commune d’Abidjan, chaque autoroute possède son trésor de trous auxquels les usagers sont obligés de s’adapter. Pendant que de nouveaux ponts se construisent, quel est véritablement le sort de nos voies secondaires? Tout le goudron livré au pays en ce moment, est-il uniquement destiné à ces travaux colossaux? Ministères, districts, mairies, à quels organismes devons-nous, nous pauvres ignorants nous adresser pour que définitivement le problème de la défectuosité des routes soit résolu ?

Le père de la Nation Felix Houphouet Boigny, dont c’est le 19ème anniversaire de la mort aujourd’hui, doit se retourner dans sa tombe en regardant de haut l’état lamentable de nos chaussées ! Le goudron qu’on utilisait en son temps ne doit certainement plus exister, sinon comment comprendre qu’il se soit conservé des décennies durant, alors que celui avec lequel nos voies sont désormais nappées ne peut même pas tenir un an ?

A côté de cette situation très inconfortable, les usagers de la route sont également obligés de participer à la comédie des agents censés contrôler la sécurité routière qui passe leurs journées en verbalisations, pas toujours légitimes, ou, pour certains, en racket pour assurer quelque pitance journalière. Pourtant aucun ne semble gêné par la piètre qualité de ce goudron qui les unit aux conducteurs…

Mais, heureusement, il n’y a pas que des choses négatives sur ce goudron. Certains efforts ont été constatés. Ainsi, nous avons tous été ravis de voir la fraicheur des nouveaux uniformes de nos policiers de la circulation, plus fiers d’exercer leur tâche ardue de régulation du trafic. Aussi, depuis plusieurs jours nous avons remarqué que les tables des marchandes qui servaient auparavant à faire les barrages de police, en complément des pneus usés, ont été remplacées par des panneaux mobiles imposants de couleurs blanche et rouge, ainsi que des torches rouges posées à même la chaussée, censées constituer des balises de sécurité fluorescentes.

L’image ne paraitrait pas insolite si ces panneaux « halte police » flambants neufs n’étaient pas souvent situés en pleines zones de crevasses, pour aggraver les difficultés des conducteurs, et si les torches rouges n’avaient de fluorescent que l’adjectif qu’on a bien voulu leur concéder car leur terne luminosité et leur visibilité incertaine font douter de leur efficacité.

Mais c’est ainsi que chaque jour les acteurs de la route, se croisent, s’évitent, parfois dérapent sur les nids de poules. Les accidents sont vite arrivés, mais pour l’heure, le problème ne semble pas être une priorité…